LES QUERELLES
Deux enfants disputaient et faisaient grand fracas* Près d'en venir aux coups, quatre bras intervinrent : Les bras de leurs parents qui d'abord les retinrent. Puis voulurent savoir l'objet de leurs débats.
Les deux enfants d'abord se regardèrent ;
Quelque temps avec soin dans leur tôte ils cherchèrent;
Ne trouvant rien, ils baissèrent les yeus.
Le fond de la querelle était si peu de chose Qu'eux-mérae en regardant n'en voyaient point la cause, Bt sans savoir pourquoi s'allaient prendre aux cheveux.
J'ai vu dans bien des cas et dans bien des ménages Des gens, barbe au menton, qui ne sont pas plus sages.
LES DELTC COQS
Sultan coq remplit bieu ses devoirs. Dieu merci! Aimable et complaisant envers toutes ses femmes, Là, les menant au grain, le leur triant ici.
Et par mille doux soins leur témoignant ses flammes; A chacune sa part; et quelquefois aussi, Lorsqu'un débat s'élève entre ces dames, Les séparant ou de l'aile ou du bec, Mais fort légèrement et comme avec respect, En mari qui sait vivre, honnête et circonspect. Or, un jour qu'en sultan il promène sur l'aire, Un coq de bas alôi, mal crété, pauvre hère,
Un coq de si piètre vertu
Qu'une poule l'aurait battu, D'un air pattegrimaud Taborde et lui dit : Frère,
Vous serez bien aLse, je crois.
D'apprendre qu'il n*est qu'une voix
Pour célébrer votre louange.
Jamais coq avant vous n'a régne dans ces lieux,