‹ Œuvres poétiques de André Chénier (volume 2)Chapitre 61 sur 118 · A F. DE PANGE · texte numérisé non relu

A F. DE PANGE

De Pange, c'est vers toi qu'à l'heure du réveil

Court cette jeune idylle au teint frais et vermeil.

Va trouver mon ami, va, ma fille nouvelle,

Lui disais-je. Aussitôt, pour te paraître belle,

L'eau pure a ranimé son front ses yeux brillants.

D'une étroite ceinture elle a pressé ses flancs,

Et des fleurs sur son sein, et des fleurs sur sa tête,

Et sa flûte à la main, sa flûte qui s'apprête

A défier un jour les pipeaux de Segrais,

Seuls connus parmi nous aux Nymphes des forêts.

Voilà ce que chantait aux Naïades prochaines Ma Muse jeune et fraîche, amante des fontaines, Assise au fond d'un antre aux Nymphes consacré, D'acanthe et d'aubépine et de lierre entouré. L'Amour, qui l'écoutait caché dans le feuillage. Sortit, la salua Sirène du bocage.

Ses blonds cheveux flottants par lui furent pressés D'hyacinthe et de myrte en couronne tressés :

t Car ta voix, lui dit-il, est douce à mon oreille Comme le doux cytise à la mielleuse abeille. »

rOÉSIES DIVERSES

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