FRAGMENT D'UNE POÉSIE
Trop heureux Niemcewicz dont la muse fidèle Ouvre à ta renommée une porte nouvelle ; A sa langue étrangère enseignant tes vertus, Ta présence à l'encens de peuples inconnus. Et fait luire tes traits et ton âme et ta grâce Jusqu'aux bords nébuleux que la Baltique embrasse. Les sept astres du Nord, parmi les chênes verts. Le verront, aux pasteurs de fourrures couverts. Tel qu'Orphée au milieu de sa troupe farouche, Apprendre ce doux nom qui vivra sur sa bouche, Ton nom, ton nom si doux, l'honneur de sa chanson. Pour entendre sa voix, et redire ton nom. De l'âpre Niémen les Naïades sacrées, Brisant les durs remparts de glaces azurées. Lèveront à l'envi leurs beaux visages blancs Ceints d'humides roseaux et de glaçons brillants. Ton nom réveillera, chanté par les feuillages. L'écho de Podolie en ses grottes sauvages. Les belles, dont la martre au noir duvet luisant Presse le jeune sein, quand sous leur char glissant Le froid hiver durcit la Vistule écumante,
I. M. Dimoff est le premier qui ait inséré dans les Elégies d'André Chénier ce morceau que G. de Chénier] avait donné comme une œuvre de Niemcewicz et dont] 11. Bédier a prouvé qu'il était bien du poète.
26i ÉLÉGIES
Diront : Cette étrangère est donc bien séduisante I Prêts à braver le Russe en un combat mortel. Les Polaques guerriers invoqueront le ciel Pour qu'une autre Coswai, comme toi noble et pure. De son écharpe blanche entoure leur axmure.
FIK DES ÉLÉGIES
Pages.
André Chénier i
Bucoliques