KH
Le drôle est au fait du mystère.
Mais ce n'est pas là tout. Un bon initié Ne doit rien savoir à moitié.
Tourne un peu la médaille au récipiendaire.
L'aristocrate...
Ah fi!
Quel est-il ?
Celui-là A quelque chose et veut conserver ce qu'il a. C'est un abus criant qu'il faut que l'on réprime.
Fort bien.
KR.
Cet homme est juste.
l83 THÉÂTRE
H abhorre le crime.
G5mnis étant capitan de la horde, Avec eux tous je fus danseur de corde.
Quoi sur la corde ?
Eh oui.
Mais, mon garçon, Tu sais qu'on l'est de plus d'une façon.
Comment ? dis-nous un peu l'autre manière.
A tes pareils elle est très familière.
Toi, ton Gynnis, sous la corde à midi. Et tout ce monde avec vous applaudi, A quinze pieds, élevés sur la place, Vous auriez tous eu la meilleure grâce ; Et si j'en crois mes vœux et mon amour, Danseiu^ de corde ainsi serez un jour.
(Traduit de Crat(inus).)
Savez-vous point ce qu'on dit dans les fables ? Vénus, et Mars, amants jeunes, aimables.
ŒUVRES POÉTIQUES DE ANDRÉ CHÉNIER • t84
Étaient ensemble. Un benêt de Vulcain Met autour d'eux une gaze d'airain, Les prend tous deux. Puis il appelle, il crie. On vient. On rit. Et chacun les envie. Bernant l'époux qui, par ses cris, avait Appris à tous ce que lui seul savait.
Maintenant la loi sacrée Veut que j'appelle à nos chœurs Pallas, amante des cœurs ; Vierge à l'hymen indocile Qui règne sur notre ville.
Qui tient les clefs de nos murs.
Parais, ô vierge immortelle, O toi qui hais les tyrans ; Le peuple des femmes t'appelle.
Mène avec toi dans ces lieux La Paix amante des fêtes.
Venez aussi toutes deux Paisibles et favorables, O Déesses vénérables.
Dans vos bois mystérieux.
Où sur vos saintes orgies Nul homme ne porte les yeux ; Lorsqu'aux lampes étincellent Vos fronts immortels, radieux, Venez, venez, toutes deux.
Vénérables thesmophores, Si jamais à notre voix Vous avez daigné descendre, Daignez, daignez nous entendre.
Venez, venez cette fois.