DE LA LIBERTÉ DE SES SATYRES
UN nombre d'esprits sourcilleux De ma veine libre s'irritent, Et les grands qui sont chatouilleux,
A se venger de moy incitent;
Mais, malgré tous leurs vains discours,
Mes satyres auront leur cours,
Sans craindre des grands la disgrâce :
Puisque la reine les soustient,
Je ne crains nullement le vent
Ny le joudre de leur menace.