‹ Œuvres poétiques de Courval SonnetChapitre 29 sur 30 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

Page I . Le titre reproduit en fac-similé n'est pas celui d'une partie de l'œuvre, mais le titre général. C'est pourquoi il annonce les Exercices de ce temps, qui, avec leur Suite, forment le deuxième et le troisième volume de notre nouvelle édition.

P. }. La dédicace à la reine mère, Marie de Médicis, n'a pas été conser\'ée, pour des raisons que nous avons déduites page xvij, vers la fin de notre étude sur Sonnet de Courval.

P. }, ligne 2. On envoyait à saint Mathurin les gens faibles de cerveau.

P. 3, ligne 5. Miel de Trapezonde. Trapezus des anciens, aujourd'hui Trébizonde, fournit en effet du vin, des fruits, de l'huile et du miel.

P. 10, 1. 2j. Paracelsistes, partisans de Paracelse, médecin empirique né en 149J à Ensiedeln, mort en 1541 à l'hôpital de Saizbourg.

P. n, I. 9. Estiomenès, brûlés du feu Saint-Antoine, atteints d'érésipèle.

P. 1?, 1. 2j. Du fonds de l'estomac, c'est-à-dire du fond du cœur.

P. ij, 1. 19. Courval met dans la bouche de ses ennemis une juste appréciation de son épître à la reine. Ce n'est en effet qu'une longue et fastidieuse flatterie, qui n'avait alors d'intérêt que pour l'auteur, et n'en a plus aujourd'hui pour personne.

Page 20, ligne 7. De Fleuranges, gentilhomme picard. Je n'ai trouvé aucun renseignement sur ce personnage ni sur le suivant.

P. 20, 1. dern. De La Perrière, médecin.

P. 21,1. 18. L'Éperonnicre-Angot, satirique normand, a laissé les Nouveaux Exercices gaillards de ce temps, qui ne sont pas sans mérite (i j8o-i6}7.)

P. 24, 1. 14 et suiv. Je n'ai pas eu la patience de chercher à quels auteurs contemporains appartiennent les ouvrages cités ici. Les Amours de Cléonice sont de Des Portes ; Baïf a, ce me semble, imité de l'Arioste l'épisode d'Angélique et Médor, etc.

P. 28, 1 21. Laisser la forge en sabat, en repos. C'est le sabbat des Hébreux, le jour de la prière et du chômage.

P. 29,1.7 II faut prendre au figuré cette locution :« un auteur relié en buffle ou en veau » ; c'est-à-dire traité de buffle et de veau.

P. 34, 1. 24. Simon le Magicien fut le premier hérétique. Il voulait acheter de saint Pierre le don de conférer le Saint- Esprit. C'est depuis cela que le nom de simonie fut attaché au trafic des biens spirituels.

P. 43, 1. 12. Eutime. Saint Euthyme, prêtre arménien, à qui l'évêque Othrée confia la direction des monastères de Melitène. Il fut supérieur des couvents de Palestine, et convertit nombre d'Arabes et d'hérétiques, notamment Eudoxie, impératrice, femme de Théodose le Jeune.

P. 44, I. 2$. L'Histoire d'Ananie est tirée des Actes des Apôtres, chap. V, versets i-io.

P. 4j, 1. 24. Custodinos est tiré de deux mots latins, custodi nos. On nommait ainsi ceux qui administraient une paroisse ou une abbaye pour le compte du titulaire, qui était trop souvent un laïque. On les appelait aussi gardes-dîmes et confidentaires.

P. 45, 1. 27. Mercadens : marchands.

P. 48, 1. 17 et suiv. Voir l'Évangile selon saint Matthieu, chapitre XVII.

Page 49, ligne 10. Sieurial : qui appartient au sieur. Comme on dit seigneurial.

Pour les histoires de Balthasar, Jéroboam, Joas, Nabuchodonosor, etc., citées dans cette page et dans les suivantes, voir la Bible.

P. 62, 1 16. Jacquemart était une figure grotesque en fer, qui sonnait les heures. Il y en avait un à Dijon, un à Paris, sur le pont Neuf, à la Samaritaine, et dans beaucoup d'autres villes.

Id., 1. 18. Pierre du Coignet. — Pierre de Cugnières, avocat général au Parlement de Paris, combattit les empiétements du clergé en i53 5i ^ous Philippe de Valois. Le roi et le pape lui donnèrent tort, et il fut représente dans beaucoup d'églises sous la forme d'une statuette ridicule que le peuple appelait Pierre du Coignet.

P. 6j, 1. 12. Un Christ empistolé. C'est une citation de Ronsard en ses Discours.

Id., 1. 19. Vernit, évidemment Vamict, est, comme l'aube, la chasuble, etc., un ornement ecclésiastique.

P. 66, 1. 17. Le verdûge. Récolte enterrée en vert pour ser vir d'engrais.

P. 71,1. II. Le banquet gruîen, de grue. Voyez la fable de La Fontaine. Le Renard et la Cigogne, livre I, fable 18. Il cite, trois vers plus loin. Le chien qui lâche sa proie pour l'ombre, livre VI, fable 17.

Id., 1. 13. 0 en chiffre. On dit aujourd'hui zéro

P. 86, 1. 16. Enquant : encan.

P. 90, 1. 19. Voyez Horace. Et, dans La Fontaine, /'>!«« vêtu de la peau du Lion, livre V, fable 2 1 .

P. 94, 1. 10. Navire d'Aretas. M. A. Caste a deviné, non sans peine, que cette allusion se rapportait à un passage de VOdyssée (ch. XIII, v. 81 et suiv.). Areté, femme d'Alcinoùs, fait embarquer Ulysse pour Ithaque, dans un superbe vaisseau; mais Neptune, furieux de voir échapper Ulysse à ses coups, change le vaisseau en rocher.

Id., 1. 18. Images de Pilon. Germain Pilon, né à Paris, l'un de nos meilleurs statuaires de la Renaissance.

P. 98, 1. j. Netis : nettoyés.

l68 NOTES

Page 98, ligne 16. Il veut parler d'un poëme fort original de J. Passerai : La Divinité des procès, p, 74 des Œuvres poétiques. Paris, Cl. Morel, 1606, in-8".

P. loj, I. I. Daces : taxes, impôts.

Id., 1. 18. Le texte original porte : mais la corruption, etc. Il faut lire mis, sans quoi la phrase n'a aucun sens.

P. 114, 1. 19. Tricotage: ne faut il pas lire tripotage f

Facilis descensus Averni... .

Sed revocare gradum, superasque evadere ad auras. Hoc opus, hic labor est.

Virg., Mneid., lib. VI, v. 12 S.

P. It7, 1. 26 et 27. Pour Sonnet, homme instruit cependant parmi ceux de son temps , le caméléon était un oiseau !

P. 120, 1. 9. Empième, ou mieux empy'eme, amas de matières purulentes.

P. 122, 1. 23. Netye : nettoyée.

P. 1 30. Les vers 4 et j ne forment pas une rime, mais une simple assonance. Quant aux vers 18 et 19, ils ne riment pas du tout, à moins que Sonnet n'écrivit permins pour permis, comme plus bas prins pour pris.

P. 131, V. 9. Dace : taxe.

P. 132, V. 18. Dreux du Radier, dans le discours sur la satire et les satiriques qui accompagne ses Satires de Perse traduites en vers et en prose fParis, 1772, in-S"), a donné un long extrait de la satire V de Sonnet de Courval. Il y a joint les douze curieuses notes qui suivent sur les ajustements des dames au début du XViiie siècle. Ces notes m'ont été communiquées par Edouard Fournier et Charles Livet.

Id., V. 27. Satin esgraffé. C'est du satin, c'est-à-dire une étoffe de soie, oîi l'ouvrier fait des trous déchires, égraffés, égratignés, comme on en fait à un crible, il est encore de mode dans les robes d'hiver.

Id., id. Damas à ramage. Grosse étoffe de soie de diverses couleurs et à dessein courant. Elle est d'un usage très-ancien, et les premières étoffes de cette espèce nous venaient de Da-

mas, en Syrie, d'où vient leur nom. Cette manufacture a passé de Syrie en France du temps des croisades, et s'est perfectionné au point oîi nous la voyons, d'abord à Lyon et ensuite à Tours. L'Orient se fournit aujourd'hui de cette étoffe dans ces deux villes, soit pour les ameublements, soit pour les habits.

P. I jj, V. I. Taftas ou tafetas. Étoffe légère de soie, originaire des Indes et de la Chine. Il y a encore ce qu'on appelle tafetas chiné; c'est du tafetas de différentes couleurs, sans dessin précis que celui que forme la variété de ces couleurs disposées en ondes ou en pointes. Les ornements ou garnitures des robes, des jupes, sont encore façonnés, découpés, chiquetés ou échiquetés.

Id., V. 3. Manches à boudions. Ces bouillons étaient formés par des rubans qui serraient les bras d'espace en espace ; il y avait deux ou trois de ces bouillons plus ou moins gros, suivant le caprice ou la mode ; les hommes ont même porté de ces manches à bouillons sous Charles VI et Charles VII. Je crois qu'Isabeau de Bavière, femme de Charles VI, introduisit cette mode. Elle a duré, pour les femmes, jusqu'au règne de Louis XIII.

Id., id. Manches en arcades. C'étaient deux gros bouillons qui formaient deux espèces d'arcades sur l'une et l'autre épaule. Chacune de ces arcades était élevée d'environ un demipied.

Id. v. 4. Les rocquets façonnez étaient une espèce de petit mantelet.

Id., id. I,'en(raguf«e était une écharpe imaginée par M'ied'Entragues, ou d'Entraigues, maîtresse d'Henri IV, célèbre sous le nom de marquise de Verneuil.

Id., id. Guisarde. Autre sorte d'écharpe que M"* rfe GuiVf mit à la mode Cette princesse, qui fut aimée quelque temps par Henri IV, et qui épousa depuis le prince de Conti, très-brave, quoique mal fait et presque muet, est l'auteur du Divorce satirique, de la Vie et les Amours d'Henri IV et de quelques autres ouvrages. C'était d'elle que le roi disait qu'il l'aurait épousée, parce qu'elle était aimable, vive, spirituelle et enjouée, quoiqu'elle aimât mieux, ajoutait Henri IV, les poulets en papier qu'en fricassée.

Id., V. 8. Cotte. On distingue entre cotillon et cotte,

lyo NOTES

jupe et jupon; la cotte se met sur le cotillon et la jupe sur le jupon. Avant que les habits des hommes eussent ce qu'on a appelé des basques, ils portaient des jupons, comme en portent aujourd'hui les coureurs; il y avait le jupon simple, qui tombait sur les genoux, et le jupon retroussé.

Page IJ3, vers 8. Les brassières étaient ce qu'on appelle aujourd'hui caracot, quia succédé au casaquin, qui, mis sur un jupon ou une jupe, forme un déshabillé galant, qui ne diffère du casaquin qu'en ce que le caracot est un ajustement libre et sans attache sur le devant, et que le casaqum paraît et est en effet serré et attaché. Le caracot est d'ailleurs plus court que le casaquin, et laisse la jupe entièrement découverte.

Id., v. 10. Le devanteau est ce petit tablier qui est encore en usage aujourd'hui en déshabillé, garni de dentelle ou de point coupé.

P. 1 34, V. 20. Baisse-portières. Tous les carrosses avaient la forme des carrosses publics, avant l'invention des berlines. Bassompierre y fit le premier mettre des glaces.

Id., V. 2j. Patins. Les patins étaient des souliers très-hauts de talon. Au lieu de boucles, on y mettait des boutons qui formaient un filet sur le pied.

P. 135, V. 22. H abelades. y ai va'inemtnl cherché la signification de ce mot, qui désigne un mets cher et recherché, dans les dictionnaires de Nicot, Trévoux, Littré, etc. Seraient- ce des halbrans .'

Id., v. 23 et suiv. Des vins qu'il énumère, certains ont perdu leur réputation, tels que les vins de Crâne et ceux de Coussi, qui seraient des vins du département de l'Aisne , s'il s'agit de Craonne et des Trois-Coussy qui se trouvent dans l'arrondissement de Laon. Il en serait de même du vin d'Issy, surtout si c'est Issy près Paris. Quant à ceux d'Ay, de Beaune, Avenay, Versenay, ils ont conservé toute leur renommée.

P. 1 36, v. 1 3 et suiv. On est surpris de trouverici la description d'un calorifère, à peu près tel qu'on les construit de nos jours.

P. 141, V. I. Marot a en effet cité le vers proverbial : Revenons à nos moutons, mais en indiquant, je crois, qu'il l'emprunte à la Farce de Pathelin.

P. 144, V. 23. Par cette eau du Pactole ou du fleuve de la Flatte ;Rio delà Plata), il entend l'or et l'argent.

Page 146, vers i. Les margaux ne sont pas ici des pies, mais des oiseaux de mer qui portent également le nom de margots et se nourrissent de poissons (voy. Trévoux et Boiste'. Ils abondaient sans doute à l'île de Terre-Neuve, quand elle fut découverte par le navigateur malouin Jacques Cartier.

P. 149, V. 4. Touzer : tondre. Mot normand.

P. 150, V. 12. Malandres : malandrins, pillards.

P. I52,v. 2. Ousierons, ou aousterons. Ce sont à proprement parler les moissonneurs. Il s'agit ici de quelque insecte qui dévorait les moissons avant la récolte.

P. 163, V. 14. Recouvrir : rtcomitr .

P. 165, V. 7. L'iris est l'arc-en ciel. C'est un singulier préjugé de croire que ce météore donne une odeur plus douce aux fleurs de l'épine blanche.

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