‹ Œuvres poétiques de Jules BretonChapitre 2 sur 70 · D%^ME ‘DE ‘EXISTE MTS · texte numérisé non relu

D%^ME ‘DE ‘EXISTE MTS

Le vert printemps redit son immortel refrain Et, d’un souffle amoureux, frôle, embaume, caresse Cytises et lilas, et mêle à leur tendresse La tendresse et l’azur de son beau ciel serein.

Les oiseaux : le linot, le pivert, le tarin Se hâtent sous l’élan d’une vive allégresse,

Vers l’abri qu’aux rameaux leur bec assemble et tresse D’un peu d’herbe flexible et de mousse et de crin.

Or, parmi les rayons filtrant de branche en branche, Jase un nid de pinsons sur une épine blanche,

Et la jeune couvée, aux baisers du soleil,

Tressaille et, remplissant d’extase ses prunelles,

Croit voir, à tout jamais, jusqu’au lointain vermeil, D’éternels papillons sur des fleurs éternelles !

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LES CHAMPS ET LA MER

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Cependant les petits grandissent. Alentour,

Tout luit, brille et s’ébat ; les insectes volages Se bercent, deux à deux, sur les flottants feuillages, Et le père, là-haut, répète un chant d’amour.

La mère part, revient, repart, est de retour.

Ce sont, du nid au nid, mille et mille voyages Qui laissent par l’air bleu de frémissants sillages Et des tressaillements d’ivresse dans le jour.

Tout à coup, passe un vol sinistre. L’épouvante Soudaine, secouant la frondaison mouvante, Disperse dans l’horreur les oiseaux effarés.

Ils ont vu l’ennemi qui toujours les épie.

Un cri saccadé raille au fond des noirs fourrés : C’est le ricanement féroce de la pie.

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Le doux printemps qui chante et rit dans les bois verts ; Une épine fleurie... et des plumes perdues...

Elle, le corps troué, les ailes étendues Sur ses petits sanglants, dévorés à travers...

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