A LECOMTE T>E LIS LE
La fleur de l’aloès, sous le feu des tropiques, Éclate bruyamment aux baisers du soleil.
Poète, ainsi jaillit, dans un bouquet vermeil, L’ardente explosion de tes strophes épiques.
L’âpre aloès, armé d’un dur faisceau de piques, Peut, le long des chemins, dormir son fier sommeil ; Mais le chantre sublime est loin d’un sort pareil,
Et l’outrage poursuit les vainqueurs olympiques.
Maître, dédaigne ceux qui jetèrent du fiel Dans ton. immense amour où souriait le ciel.
Un grand cœur doit aimer, et la haine le tuel
Va! méprise l’envie et ses blêmes serpents;
Ils n’atteindront jamais de leurs anneaux rampants Le marbre haut et pur qui contient ta statue.
LES CHAMPS ET LA MER