‹ Œuvres poétiques de M.-C. de Buttet (volume 2)Chapitre 24 sur 46 · XXVI NOTICE · texte numérisé non relu

XXVI NOTICE

Nous attribuons cet échec littéraire à l'absence de Marc-Claude de Buttet , qui, au moment même où le recueil de ses Œuvres poétiques sortait des presses de Michel Fezandat , avait quitté la France et était allé se fixer en Savoie. Il fut bien vite oublié à la cour de François II, et sa réputation de poète, qui n'avait pas encore pénétré dans le public, resta étouffée sous l'indifférence ou la jalousie de ses confrères en Apollon. La Pléiade ne lui accorda pas même les honneurs d'un souvenir et d'un regret. Ainsi fut réalisé le triste pressentiment qu'il exprime dans son Avis au lecteur : « Je ne doute point, dit-il, que, si les gentils esprits qui de ce tens se sont montré au jour eussent rancontré la faveur digne de leurs mérites, que nous n'eussions veu en France des Homeres et Virgiles, et que l'antiquité n'eustplus usurpé tant de gloire sur nous, mesme pour avoir si bien commencé, qu'au genre d'écrire que nos poètes ont touché jusque ici ils ne sont en rien redevables aux anciens Grecs ni Latins. Mais, puisqu'il faut que la vertu, au lieu d'estre reconnue, mandie la faveur de ceux qui la devroient supporter, je me crein fort que ne soyons contreins de dire le dernier adieu aux Muses qui si heureusement étoient venues habiter la France. » Marc-Claude de Buttet espérait un meilleur sort pour la nouvelle poésie qu'il avait essayé de créer, bien différente de l'accoutumée, et il se flattait d'a-

Vallière, de Bignon et de Dufai. C'est sans doute par erreur que, dans ce dernier, l'édition de Michel Fezandat est indiquée avec la daie de i56i. Cette même date se trouve cependant aussi dans le catalogue de la Bibliothèque française de l'abbé Goujet, comme dans la Biblioihcque françoise de La Croix du Maine.

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