‹ Œuvres poétiques de M.-C. de Buttet (volume 2)Chapitre 31 sur 46 · NOTICE XXXV · texte numérisé non relu

NOTICE XXXV

goût de toutes choses , et bientôt après dans une mystique contemplation, que laissait déjà pressentir cet adieu funèbre adressé à son ami défunt :

Ici, mon cher Lambert, ton cher Buttet te dresse Cette tombe, éperdu d'éternelle détresse, Et, pour un dernier don, te paie en grief ennui L'honneur qu'il desiroit que tu fisses pour lui.

O Ciel cruel ! celui qui n'eut de vivre envie Que par toi, toi mourant, rester encore en vie! Comme on gravait ces vers en révérence deue, Cette voix de chacun fut au temple entendue :

« Ne me romps mon repos par un regret si fort; tt Retourne en ton pays, et ne me croi plus mort : a D'estre tel que je suis te doit prendre l'envie.

« Ne va doncq comme aux morts sur ma tombe écrivant, « Car par vertu en terre encor je suis vivant, u. Et au ciel avec Dieu d'une meilleure vie i / »

On peut affirmer que Marc-Claude de Buttet avait fini par embrasser la religion réformée : car VAmalthée, dans l'édition de i5j5 ^, accusait déjà un sympathique entraînement vers la loi évangélique. Il faut donc attribuer à cette espèce de conversion pro-

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