‹ Œuvres poétiques de M.-C. de Buttet (volume 2)Chapitre 30 sur 46 · XXXIV NOTICE · texte numérisé non relu

XXXIV NOTICE

Plus fort m'assaut en ces lieux allechans,

Et de mon cœur fait sa dépouille serve.

Viens doncq me voir : ce grand lac te reserve

Cent mille ébats, t'appelant sons mes chants.

Viens! les hauts dieux n'ont dédaigné les champs,

Ni mesme encor la civile Minerve.

Prés émaillés, ô qu'heureux je vous vante!

Marc-Claude de Buttet avait depuis longtemps dit adieu à l'amour et aux vers amoureux; il était marié, il avait au moins un fils, qui lui survécut et qui écrivit quelques ouvrages, notamment le Cavalier de Savoy e, ou Réponse au Soldat françoîs, publié sans nom d'auteur, en 1606. Il s'appelait Marc- Antoine de Buttet. Jacques-Auguste de Thou , dans sa grande Histoire, traite le fils aussi dédaigneusement que le père en ces termes : Scriptor ampuUatus Equitis Sabaudi , qui... Butetus Claudii Buteti a nostro Ronsardo ob doctrinam olim laudati fîlius esse perhibetur ^ . Lorsque Marc-Antoine de Buttet fit paraître cet ouvrage destiné à établir les droits des ducs de Savoie sur la ville de Genève, il est probable que son père avait cessé de vivre; on ignore absolument la date de la mort de l'un et de l'autre.

Au reste, dans les dernières années de sa vie, Marc-Claude de Buttet avait totalement disparu du monde : la perte de ses amis et surtout celle de son cher Lambert le firent tomber dans un profond dé-

I. J.-A. Thuani Historiarum sui temporis libri, édition de Samuel Buckley, t. VI, p. 47. année léoo. Samuel Guichenon, dans la préface de son Histoire générale de la Maison de Savoie, dit aussi que Marc-Antoine de Buttet est l'auteur du Célèbre Cavalier.

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