‹ Œuvres poétiques de M.-C. de Buttet (volume 2)Chapitre 35 sur 46 · XXXVIII NOTICE · texte numérisé non relu

XXXVIII NOTICE

il faut estimer que l'usage les pourra amollir. » Un mot mal composé, barbare ou inutile, n'acquiert jamais droit de cité dans la langue française.

Marc-Antoine de Buttet, qui s'intitulait comme son père : gentilhomme savoisien , était avocat au sénat de Chambéry, lorsqu'il rédigea, en 1600, son Cavalier de Savoie, auquel il ajouta une suite, destinée également à soutenir les prétentions de la maison de Savoie à la possession de Genève. Cette suite , intitulée : Le Fléau de l'aristocratie genevoise, ou Harangue de M. Piotet, conseiller d'État à Genève (Chambéry, 1606, in-8), valut à son auteur le titre d'historiographe de Savoie. Le seul ouvrage qu'il fit en cette qualité d'historiographe est un Discours de l'extraction des princes de Savoie, qui doit se conserver manuscrit à la bibliothèque royale de Turin ^

Louis de Buttet, seigneur de Malatret, cousin germain de Marc-Claude de Buttet ^, fut ainsi que lui l'honneur de leur ville natale, et s'y retira dans sa vieillesse, pour se livrer exclusivementà l'étude de l'histoire. Il avait longtemps suivi la carrière des armes ; il avait aussi habité la France; il était chevalier des ordres de Saint-Maurice et de Saint- Lazare. Il se proposait d'écrire une histoire générale de Savoie, sous le titre de Décades savoisiennes : il n'en acheva que les vies de Berold et de Humbert, qui se trouvaient manuscrites à la Bibliothèque

1. Syllabus scriptorum Pedemontii, opère Andr. Rossotto, p. 41 5. — Biographie universelle de Michaud, article Buttet, par C.-M. Pillet.

2. Biographie universelle de Michaud, article Buttet. — And. Rossot., p 400.

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