A DIEU
Jt dedierei le troisiesme de mes vers à la hautesse de Monseigneur^ là où j'espère louer la vertu des plus illustres personnages de mon pais.
Page 3, vers 2. La muse Clio, ses sœurs et Apollon, surnommé Cynthien, à cause du mont Cynthus, qui lui était consacré dans l'île de Délos.
P. 3, V. 4. Le poète Hésiode était né à Ascra, ville située au pied du mont Hélicon, oii la source de i'Hippocrène jaillit sous le pied de Pégase.
P. 10, V. 4. Léandre, jeune homme d'Abydos, traversait toutes les nuits l'Hellespont à la nage pour aller voir Héro, prêtresse de Vénus à Sestos. Il périt dans les flots.
P. 16, V. 4. Léda, femme de Tyndare, roi de Sparte, fut séduite par Jupiter qui avait pris la forme d'un cygne.
— V. 12. Jupiter s'introduisit en pluie d'or dans une tour 011 était enfermée Danaé, fille d'Acrisius, roi d'Argos.
P. 26, V. 3. C'est Claude de Lambert, gentilhomme savoisien, à qui Marc-Claude de Buttet adresse l'ode XI*-' du second livre. Ce gentilhomme, à l'exemple de son ami, s'était fait un amour poétique, et composait aussi des vers en l'honneur d'une dame qu'il nomme Marguerite. Voy. t. ler, p. 56, et la note.
P. 27, V. 2. C'est évidemment François Clouet, dit Janet, valet de chambre et peintre ordinaire de Charles IX, car son père, Jean Janet, peintre de François I't, était mort en 154J. François Janet, né vers m 10 et mort vers IJ75, eut de son temps une prodigieuse réputation, qu'il devait surtout aux éloges des poètes. Il excellait dans le portrait, et il se distinguait en ce genre par une étude minutieuse et naïve de ses modèles. Voyez le bel ouvrage de M. le comte de Laborde, la Renaissance des arts à la cour de France^ t. I, p. i-ijo.
P. Ji, v. 10. Diomède, fils de Tydée, fut en butteau res-
sentiment de Vénus, qu'il avait blessée, par mégarde, pendant la guerre de Troie.
p. 33, V. 8. Le Titan Encelade, enseveli sous le mont Etna en Sicile, produisait les éruptions du volcan et les tremblements de terre, en s'efforçant de sortir de prison.
P. 34, v. I, Voy. ci-dessus, p. 31, le sonnet et la note.
— V. 4. Le poète ne nous dit pas si le portrait de sa maîtresse était une miniature à la gouache, ou une peinture à l'huile, ou un dessin aux trois crayons. Nous supposons que François Clouet, qui exécutait ce genre de dessin avec une rare habileté, et quia laissé un nombre infini de portraiis'des sinés de la sorte, avait fait seulement un crayon d'après le vif, pour que Buttet possédât sa maîtresse en ce peu de peinture.
P. 36, V. j. « J'ai encores, dit Buttet, treuvé Navondes (que nous disons, en écorchant le latin, Naiades) quasi voulant dire Navigant aux ondes, duquel j'ai usé en l'Amalthée et en l'ode tioisième du second livre. » Voy. ci-dessus dans la postface de l'Auteur au Lecteur.
P. 37, V. 10. Pluton, épris de Proserpine, file de Cérès.
P. 39, V. I. La Leysse, rivière qui passe à Chambéry et se jette dans le lac du Bourget, que le poète appelle partout son lac.
P. 40, V. I. La nymphe Mélisse, dont le nom signifie abeille, avait trouvé, selon la Fable, le moyen de recueillir le miel. Mais le poète veut peut-être faire allusion au philosophe samien Mélissus, qui doutait de tout et même de la Divinité.
P. 41, V. 6. La magie, fort en vogue à cette époque, surtout à la cour de France, employait ce procédé, qu'on nommait l'envoûtement, pour nuire à une personne désignée et même pour la faire mourir, en piquant avec une aiguille ou une patte d'écrevisse le cœur d'une image de cire, qui était censée représenter cette personne, et en la vouant aux mauvais esprits.
P. 44, V. 2. Le zéphyr, vent d'ouest, en latin Favonius. Buttet, dans l'avis final de l'Auteur au Lecteur, s'excuse d'avoir employé ce mot a à l'imitation des plus doctes, qui, décrivant une chose antique, pour faire mieux sentir son sens, prenoient le vocable usité d'alors, comme en quelques endroits se voit dans Virgile. »
P. 46, V. I. Cette propriété, dont le poète se plaît à faire
un gracieux tableau champêtre, était située sur les bords du lac du Bourget. Nous pensons que son père lui avait donné cette terre en apanage, à moins que ses deux aînés ne fussent morts jeunes et ne lui eussent laissé son droit de succession.
P. ji, V. II. Archimède, fameux géomètre de Syracuse, avait inventé un sphère mécanique et beaucou pd'autres machines ingénieuses.
P. 54, V. 14. Paris, fils de Priam, roi de Troie, enleva sur son vaisseau Hélène, femme de Ménélas, et la conduisit en Asie, chez son père, dont elle causa la ruine et la mort.
P. 56, V. 2 On attribuait aux Grecs l'invention des dés, pendant le siège de Troie; mais on rapportait aux Babyloniens l'honneur d'avoir employé les dés à connaître l'avenir. Le sort des dés était un genre de divination très usitée en France, au XVie siècle, comme on le voit dans Rabelais, liv. III, chap. xi: Comment Pantagruel remonstre le sort des dez estre illicite.
P. 57, V. I. Anacréon était né à Téos.
— V. 2. Remy Belleau, né à Nogent-le-Rotrou en 1528, mort à Paris en 1577, était un des meilleurs poètes de la Pléiade, oii ses Bergeries l'avaient fait admettre. Tout en imitant les Grecs et les Latins, surtout Théocrite, il ne dédaignait pas de s'inspirer des pastorales italiennes, sans se laisser aller aux extravagances de style que se permettaient ses contemporains. A. de Thou lui donne le second rang parmi les poètes français. Baïf dit de lui, dans l'épitaphe qu'il consacre à sa mémoire :
0 qualem capsula virum teglt !
Probus, suavis, comis ille Bellaqueus, Prudensque, doctusque, elegansque Hic jacet.
P. 61, y. 5. La belle Laure (de Noves), qui fut la muse plutôt que la maîtresse de Pétrarque, était devenue célèbre parmi les poètes français, depuis que le roi François I^r lui avait fait élever un tombeau à Avignon, et que Clément Marot lui avait composé une épitaphe.
— V. II. Buttet semble vouloir dire dans ce sonnet qu'il devint amoureux d'Amalthée aux bords de la Seine, c'est-à-dire à Paris, tandis que dans un autre sonnet (voy. p. 3g) il avait donné à entendre que son amour commença dans un château voisin du Rhône. Ce serait une contradiction si le poète ne nous disait pas ailleurs qu'il retrouva seulement à
Paris sa inaî:resse, dont il était séparé depuis deux ans, et que son amour se réveilla avec plus d'ardeur. (Voyez la Notice.)
P. 6?, V. 1. Suivant quelques auteurs, Mercure était né de Maïa, fiile d'Atlas, roi d'Arcadie.
P. 67, V. 2. C'est le nom qu'il donne à une sorcière ou magicienne. Serait-ce par allusion à la femme d'Amphiaraûs, qui vendit son mari pour un collier d'or ?
— V. 4 Allusion à l'envoûtement magique. (Voy. ci-dessus, p. loS. et la note de la page 41.)
F 73, V. 6. Danaé, fille d'Acrisius. Jupiter se transforma pour elle en pluie d'or.
P. 81, V. 3. Joachim du Bellay, le plus grand poète français duXVP siècle, né en 1 524 au château de Lire, près d'Angers, venait de mourir à Paris, le i^^r janvier 1560, lorsqu'il était à l'apogée de sa réputation littéraire. Il avait certainement rencontre Marc-Claude de Buttet chez Marguerite de France, dont il fut un des favoris et dont il célébra en vers le mariage avec Emmanuel-Philibert. Les deux poètes, le maître et l'élève, s'exercèrent à l'envi sur le même sujet. On voit que Buttet, dans son Amalthée, s'était surtout proposé pour modèle Joachim du Bellay, qui chanta aussi ses amours dans cent quinze sonnets réunis sous le titre de l'Olive, et qui fit naître, à son exemple, une foule d'amours poétiques en sonnets. Il était membre de la Pléiade, et nous croyons que Buttet aspirait à lui succéder.
Buttet était lié avec Ronsard, qui lui a adressé un madrigal (I, 147) et qui le no.mme dans ks Iles fortunées (VI, 17?, éd. elzév.).
P. 82, v. 2. Lesbos, qui avait vu naître Sapho et ses poésies.
P. 87, V. 2. Guillaume des Autels, né à Charolles en ij2q, et mort en 1 576, a publié un grand nombre d'opuscules en différents genres, poésie, grammaire, facéties, etc. Il ne manquait ni d'esprit ni d'érudition; il se fit surtout connaître par sa polémique assez vive contre Louis Meygret, qui voulait réformer l'orthographe française. Ses vers latins valent mieux que ses vers français, comme on peut en juger par ceux qu'il adresse à l'auteur de VAmalîhée. (Voy. ci après^ p. 132.)
P. 87, v. 6. Ponthus de Thiard, né vers ij2i, au château de Bissy, dans le Maçonnais, mort en 1605, fut un des poètes de la Pléiade. Il imita le premier Joachim du Bellay, en chantant
ses amours en sonnets, qu'il publia, sans nom d auteur, sous le titre d'Erreurs amoureuses. Il s'adonna depuis aux choses d'érudition, et quitta tout à fait la poésie pour la théologie; il finit par devenir évéque de Châlon. Guillaume des Autels était son neveu.
P. 92, V. 9. Paris, fils de Priam, roi de Troie, devint épris de la belle Hélène, femme de Menelas, roi de Lacédémone, et l'enleva au mépris des lois de Junon, ce qui fut l'origine de la guerre de Troie,
P. 98, V. j. La chiromance ou chiromancie, art de deviner l'avenir d'après les signes de la main, était, vers cette époque, d'un usage presque général, surtout à la cour de France, où les devins étaient toujours les bienvenus. Ce'te science occulte avait été d'abord cultivée en Italie, où furent écrits et publiés une foule d'ouvrages qui traitent de la chiromancie. On commençait alors à les traduire en français.
— v. n. C'est l'onomancie ou la divination par les noms, l'art de deviner par les lettres qui composent le nom d'une personne. Le savant de L'Aulnaye a fait une étrange confusion, dans son Glossaire de Rabelais, txi disant que l'onomancie était l'art de deviner avec des libations de vinl
P. 99, v. 3. Le Temps.
P. 10}, V. I. Les Vents, fils d'Éole.
P. 104, V. 8. Le chien des enfers. Cerbère à trois têtes. Buttet, dans l'avis de l'Auteur au Lecteur, se justifie d'avoir inventé le mot troi-tétu «pour exprimer le latin triceps ».
P. lojjV. 12. Les Danaïdes, filles de Danaùs, roi d'Argos.
P. 106, v. 8. Allusion au jeune Narcisse, qui. ayant vu son image dans une fontaine, devint amoureux de celte image, qu'il prenait pour une nym.phe des eaux.
P. 108, V. I. Voy. ci-dessus l'ode ^I, p. ^6) et le sonnet (II, p. 2b) adressés à son ami.
P. 1 1 1, v. 10. Apollon, averti de Tinfidélité de ?a maîtresse par le cri d'un corbeau, punit le délateur et changea en noir la couleur de son plumage, qui était blanc.
P. 1 17, V. I. Le Parnasse, montagne de Phocide, consacrée aux Muses, qu'on appelait souvent le double mont, biceps, à cause de ses deux sommets.
— V. 3. Allusion aux vers saphiques français, dont Buttet se disait l'inventeur.
P. 117, V. 6. Le laurier, consacré à Apollon depuis la métamorphose de Daphné.
— V. 10. Capitale de l'île de Lesbos, patrie de Sapho.
P. ii8,v. 2. Ce sonnet est adressé à Charles d'Espinay, d'une noble et ancienne maison de Bretagne, fils de Gui d'Espinay et de Louise de Goulaine, abbé de Saint-Gildas, puis évêque de Dol, en Bretagne. Charles d'Espinay n'était pas encore évêque, lorsque son ami Marc-Claude de Buttet lui adressa ce sonnet ; mais il se trouvait en relations d'amitié littéraire avec les poètes de la Pléiade, et il venait de publier un recueil de Sonnets amoureux [Pans, Guill. Barbé, in9> in-S-^ , en cachant son nom ecclésiastique sous le voile des initiales C. D. B., ce qui ne l'empêcha pas d'être chargé de quelques négociations importantes au concile de Trente. Il mourut en septembre 1 59 1 .
P. 119, V. 14. Le berger Endymion fut visité par Diane, pendant qu'il dormait sur le mont Latmus, en Carie.
P. 123, V. 3. Platon, dans plusieurs de ses ouvrages, dit en propres termes que c'est en se rapprochant de Dieu qu'on s'élève à la vertu, et en se vouant à la vertu qu'on honore Dieu d'une manière digne de lui. Telle est la morale que Marc- Claude de Buttet semble avoir voulu mettre en relief dans le dénouement de son poème allégorique.
P. 125, v. II. Ariane, Mie de Minos, roi de Crète, donna un peloton de fil, à Thésée qui pénétrait dans le labyrinthe pour combattre le Minotaure. Thésée, ayant épousé Ariane, l'abandonna dans l'île de Naxos, où elle se pendit de désespoir.
P. 128 etsuiv. Il est impossible de ne pas reconnaître dans les derniers sonnets de ce poème mystique une imitation du célèbre poème de Maurice Scève : Délie, objet de plus haute vertu, contenant 458 dizains sur la matière d'amour (Lyon, Ant. Constantin, 1554, in-S»).
P. IH, V. 6. Nous avons déjà vu que les fêtes qui devaient avoir lieu à la cour de France en l'honneur du mariage du duc de Savoi? avec Madame Marguerite, sœur du roi, furent com- Dlétement interrompues et arrêtées par le malheureux accident qui causa la mort de Henri II. Mais Marc-Claude de Buttet avait déjà fait imprimer d'avance son Epithalame {Paris, Robert Estienne, 1559, in-4°), dont il offrit aux nouveaux époux un exemplaire tiré sur vélin et orné de peintures. Le mariage fut célébré, sans pompe, comme nous l'avons déjà dit, le 9 juillet, veille de la mort du roi. Joachim du Bellay, Etienne
Jodelle et la plupart des poètes de cour composèrent aussi des épithalames à l'occasion de ce mariage.
P. 136, V. n. Brantôme, dans ses Dames illustres, dit que Marguerite aspirait à ce mariage depuis l'entrevue de François I"^!" et du pape Paul III à Nice en 1 538, oii cette jeune princesse, âgée de seize ans, se rencontra pour la première fois avec Emmanuel-Philibert, âgé alors de dix ans.
— V. 17. Les ducs de Savoie se vantaient de descendre des empereurs d'Allemagne, par Bérol, prince de Saxonie; les généalogistes et les historiens faisaient remonter leur origine jusqu'à Allobros, descendant d'Hercule.
P. 137, V. 20. Elle avait reçu à sa naissance le titre de du chesse de Berry.
P. 138, V. 7. Brantôme, dans ses Dames illustres, dit que cette princesse « a esté si sage, si vertueuse, si parfaite en sçavoir et sapience, qu'on luy donna le nom de la Minerve ou Pallas de la France pour sa sapience : aussi, pour sa devise, elle portoit un rameau d'olive entortillé de deux serpents entrelassés l'un et l'autre, avecque ces mots :
Rerum sapientia custoSj
signifiant que toutes choses sont régies ou doibvent l'estre par sapience, qu'elle avoit beaucoup, et de science aussi, qu'elle entretenoit tousjours par ses continuelles estudes les après disnées, et ses leçons qu'elle apprenoit des sçavants, qu'elle aymoit par dessus toute sorte de gens. »
P. 139, V. 9. Suivant certains mythologues, l'Hymenée n'était pas fille de Bacchus et de Venus, mais d'Apollon et d'une muse.
P. 14J, v. 21. Le dauphin François, qui avait épousé Marie Stuart, reine d'Ecosse, était âgé alors de seize ans.
— V. 23. Charles, duc d'Orléans, qui fut Charles IX, âgé alors de dix ans,
P. 145, v. 24 Henri, duc d'Angouiême, qui fut Henri III, âgé alors de neuf ans.
P. 146, v. I. Antoine de Bourbon, roi de Navarre, fils de Charles de Bourbon et mari de Jeanne d'Albret; il mourut en 1562, à l'âge de quarante-cinq ans, laissant un fils qui fut Henri IV.
— v. 3. Louis, premier du nom, prince de Condé, qui
joua un si grand rôle en se mettant à la tête du parti protestant; il mourut en 1569, à l'âge de trente-huit ans.
P. 14$, V. 4. Louis de Bourbon, duc de Montpensier, fils de Louis de Bourbon-Vendôme, prince de La Roche-sur-Yon, était né en 1 51} ; il mourut en 1582.
— V. S- Charles de Bourbon, prince de La Roche-sur-Yon, cadet du précédent; il mourut en 1565,
— V. 7. Léonor d'Orléans, duc de Longueville et d*Estouteville, souverain de Neufchâtel et grand chambellan de France, était fils de François III , duc de Longueville, décédé en 1 548. Il mourut en 1573, âgé de trente-trois ans,
— V. 9. Charles lie du nom, duc de Lorraine, né en 1542, était fils du duc François, auquel il succéda en i5/}5, sous la régence de sa mère, qui Henvoya passer sa jeunesse à la cour de France; il ne revint dans son duché qu'en i559. Il prépara Ja Ligue et mourut en 1608.
— V. 13. Voyez t. I, p. 1 14, V. 1 1 , et la note.
— V. 17. Le connétable de France Anne de Montmorency, né en 1493, un des plus grands personnages politiques de son temps, brave soldat et mauvais général d'armée, fut fait deux fois prisonnier, à la bataille de Pavie et à celle de Saint - (Quentin, et reçut une blessure mortelle à la journée de Saint- Denis (11 novembre i567), en combattant les protestants.
— V. 20. François de Clèves, premier du nom, duc de Nevers, né en M 16, mort en 1566. François I^r érigea pour lui le comté de Neveis en duché, lorsque ce prince épousa Marguerite de Bourbon, fille du duc de Vendôme.
— V. 21. Voyez t. I, page 114, v. 3, et la note; p. 119, et la note.
— V. 22. Voyez t. 1, p. 1 14, v. 3, et la note
P. 147, V. 4. Le collier de l'ordre de Saint-Michel créé par Louis XI.
— V. 13. Le royaume d'Espagne, tel que Charles-Quint l'avait laissé à son fils Philippe II, se composait de sept royaumes, qui étaient représentés dans les armes du roi d'Espagne : Aragon, Castille, Léon, Navarre, etc.
P. iji, V. 6. La grand'salle du Palais, la plus vaste qui existât dans le monde, est décrite par le poète avec plus de détails qu'elle ne l'a été par les historiens de Paris. Elle fut
brûlée dans l'incendie du Palais, en 161 S. Le festin royal devait avoir lieu dans cette salle, à l'occasion du mariage de la dauphine et du duc de Savoie.
P. I n , V- 2 2 . C'était la fameuse Table de marbre, qui servait tour à tour de tribunal, de théâtre et d'estrade, dans les cérémonies publiques. Cette tranche de marbre noir, qui n'avait pas moins de trente pieds de longueur sur quinze de large, fut brisée et réduite en cendres dans l'incendie de 1618,
P. 152, V. 24. On a souvent répété que le premier coche qui ait circulé dans les rues de Paris fut celui que la reine Marguerite, femme de Henri IV, avait fait construire, et nous avons vu, en effet, dans les comptes de cette princesse, postérieurement à l'année 1600, la description minutieuse d'un coche fabriqué pour elle. Mais ce passage de l'Épithalame du duc et de la duchesse de Savoie prouve que dès 1559 les coches avaient commencé à remplacer les litières.
P. 162, 1. 31. La paix de Cateau-Cambrésis , signée dans les premiers mois de 1559.
P. 163, 1. 8. Voyez ci-dessus, p. 173, et la note de la page 138.
— 1. 29 Nous n'avons pas découvert le critique dont Buttet se plaint ici avec amertume. Estienne Pasquier, quia pu connaître notre poète, Va fort maltraité dans les Recherches de la France^ dont le premier Livre parut en ijto. Voyez la Notice biographique.
La Bibliothèque Université d'Ottawa Echéance
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Date Due
CE
CE Pg 16J5 .B9A13 188C VOOl COC BUTTET, MARC