NOTICE III
sique s'était faite à l'université de Turin, et qu'il avait eu pour condisciples plusieurs de ses compatriotes qui restèrent ses amis. Tels furent Claude de Lambert et Gaspard de Lambert, originaires de Ghambéry et neveux de Jean-François de Lambert, évéque de Nice. Il se lia particulièrement avec Glaude de Lambert, qui partageait ses goûts poétiques et qu'il appelait, ainsi que Jean de Piochet, mon autre moi. Dans un sonnet qu'il lui adresse, un vers touchant exprime son amitié frarsrnelle pour ce camarade d'enfance, qu'il eut le chagrin de voir mourir avant lui ' :
O toi, de moi la fidèle moitié.
Ils étaient poètes ensemble, ensemble ils avaient été amoureux. Glaude de Lambert fut l'heureux amant de Marguerite ^, tandis que Marc-Glaude de Buttet soupirait en vain pour Amalthée. Nous ne savons ce qu'il faut croire de cet horoscope, que le père de ce dernier aurait fait dresser par un astrophile le jour de la naissance de son fils ? :
Le Soleil bon lui donna l'accointance Des gratis seig7ieiirs, Mercure la science, Et mesvie en biens j'y vois un heureux cours; Mais je crains fort, ains que l'ag-e il efitame, Qu'une beauté (en lui captivant l'ame), Avant son temps, n'abrège ses beaux jours.
Malgré l'horoscope, Marc-Glaude de Buttet aima pendant sept ans une belle dame qu'il a célébrée sous le nom d' Amalthée , et n'en mourut pas. Il