‹ Œuvres poétiquesChapitre 105 sur 145 · I. Cotnpo*4 to Pr»«- . M*nf · texte numérisé non relu

I. Cotnpo*4 to Pr»«- . M*nf

La Parque également sous la tombe nous serre, Et les mieux établis au repos de la terre, N'y sont qu'hôtes et passagers.

Tout ce que la grandeur a de vains équipages, D'habillements de pourpre, et de suite de pages, Quand le terme est échu n'allonge point nos jours; Il faut aller tout nus où le Destin commande; Et de toutes douleurs, la douleur la plus grande C'est qu'il faut laisser nos amours.

Amours qui la plupart infidèles et feintes, Font gloire de manquer à nos cendres éteintes, Et qui plus que l'honneur estimant le plaisir, Sous le masque trompeur de leurs visages blêmes, Acte digne du foudre ! en nos obsèques mêmes Conçoivent de nouveaux désirs.

Elles savent assez alléguer Artémise, Disputer du devoir et de la foi promise; Mais tout ce beau langage est de si peu d'effet, Qu'à peine en leur grand nombre une seule se treuve De qui la foi survive, et qui fasse la preuve Que ta Carinice te fait.

Depuis que tu n'es plus, la campagne déserte A dessous deux hivers perdu sa robe verte, Et deux fois le printemps l'a repeinte de fleurs,

Sans qu»- «l'aucun^ dta l douleu

El qm Di la raison, ni le tenu ' -le.

Puisse faire tarir ses pleura.

I lence des nuits, l'horreur des cimetlè-

ientemenfl sont 1 Tout c»; qui plaît déplaît a son triste penser : i tous s»'s appas sont encore • t que l'amour y rf que rie» qu'elle fasse

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J'ai vu maintes beautés à la cour adorée*, amants à lVnvi ,»lus audacieux OtaJeol ta ! belle;

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I r se au pavot se compare.

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Celle à qui dans mes vers, sous le nom de Nérée, J'allois bâtir un temple éternel en durée, Si la déloyauté ne l'avoit abattu, Lui peut bien ressembler du front ou de la joue, Mais quoi! puisqu'à ma honte il faut que je l'avoue, Elle n'a rien de sa vertu.

L'âme de cette ingrate est une âme de cire, Matière à toute fonme, incapable d'élire, Changeant de passion aussitôt que d'objet; Et de la vouloir vaincre avecque des services, Après qu'<on a tout fait, on trouve que ses vices Sont de l'essence du sujet.

Souvent de tes conseils la prudence fidèle M'avoit sollicité de me séparer d'elle, Et de m'assujettir à de meilleures lois; Mais l'aise de la voir avoit tant de puissance, Que cet ombrage faux m'ôtoit la connoissance Du vrai bien où tu m'appelois.

Enfin, après quatre ans une juste colère,

Que le flux de ma peine a trouvé son reflux ; Mes sens qu'elle aveugloit ont connu leur offense, Je les en ai purgés, et leur ai fait défense De me la ramentevoir plus,

FRAGMKNTS. ^

La femme est un" mer nu naufrages fat:t

jplanir <un huin-ur inéga Ses flammes d'aujourd'hui seront glaces dem tin; •itrv une a qui cela n'avi--

•-prit, qt, elle a <*o urne la tienne Quelque chu&e de plus qu'h imaio

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