‹ Œuvres poétiquesChapitre 106 sur 145 · POUR LA REINE, MÈRE D13 ROI · texte numérisé non relu

POUR LA REINE, MÈRE D13 ROI

PENDANT SA RÉGEMCB

Si quelque avorton de l'envie Ose encore lever les yeux, Je veux bander contre sa vie L'ire de la terre et des cieux ; Et dans les savantes oreilles Verser de si douces merveilles, Que ce misérable corbeau, Comme oiseau d'augure sinistre»

Banni des rives de Caïstre1, S'aille cacher dans le tombeau.

1. Le Calibre, fleure de Lydie, où l'on disait que lis qygfits aOQi daieat

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Sa louange à tout l'univers, Permesse me soit un Gocyte, Si jamais je vous sollicite De m'aider à faire des vers.

Aussi bien chanter d'autre choses Ayant chanté de sa grandeur, Seroit-ce pas après la rose Aux pavots chercher de l'odeur?

Et des louanges de la lune Descendre à la clarté commune D'un de ces feux du firmament, Oui sans profiter et sans nuire, N'ont reçu l'usage de luire, Que par le nombre seulement ?

Entre les rois à qui cet âge Doit son principal ornement, Ceux de la Tamise et du Tage !

Font louer leur gouvernement ; Mais en de si calmes provinces, Où le peuple adore les princes, Et met au degré le plus haut L'honneur du sceptre légitime, Sauroit-on excuser le crime De ne régner pas comme il faut?

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Ma Reine acquiert à ses mérites Un nom qui n'a point de limites; Et ternissant le souvenir Des reines qui l'ont précédée, Devient une éternelle idée De celles qui sont à venir.

Aussitôt que le coup tragique Dont nous fûmes presque abattus, Eut fait la fortune publique L'exercice de ses vertus, En quelle nouveauté d'orage Ne fut éprouvé son courage?

Et quelles malices de flots, Par des murmures effroyables, A des vœux à peine payables N'obligèrent les matelots?

Qui n'ouït la voix de Bellonne, Lassée d'un repos de douze ans, Telle que d'un foudre qui tonne, Appeler tous ses partisans ; Et déjà les rages extrêmes, Par qui tombent les diadèmes, Faire appréhender le retour De ces combats, dont la manie Est l'éternelle ignominie De Jarnac et de Moncontour?

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