VICTOIRE DE LA CONSTANCE
Enfin cette beauté m'a la place rendue Que d'un siège si long elle avoit défendue; Mes vainqueurs sont vaincus; ceux qui m'ont fait la loi La reçoivent de moi.
J'honore tant la palme acquise en cette guerre, Que si victorieux des deux bouts de la terre J'avois mille lauriers de ma gloire témoins, Je les priserois moins.
Au repos où je suis tout ce qui me travaille, C'est la doute que j'ai qu'un malheur ne m'assaille, Qui me sépare d'elle, et me fasse lâcher Un bien que j'ai si cher.
Il nV<t rion Ici-bas d'éternelle dur
|OJ plall L'épine suit la rose, et ceM qui sont contents pas longtemps.
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Inconnus aux nochers?
Déjà <!<• toat< - tout le monde m 'éclaire;
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Étoient-ce impressions qui pussent aveugler Un jugement si clair?
Non, non, elle a bien fait de m'ôtre favorable, Voyant mon feu si grand, et ma foi si durable; Et j'ai bien fait aussi d'asservir ma raison En si belle prison.
C'est peu d'expérience à conduire sa vie, De mesurer son aise au compas de l'envie, Et perdre ce que l'âge a de fleur et de fruit, Pour éviter un bruit.
De moi , que tout le monde à me nuire s'apprête, Le ciel à tous ses traits fasse un but de ma tête; Je me suis résolu d'attendre le trépas, Et ne la quitter pas.
Plus j'y vois de hasard, plus j'y trouve d'amorce; Où le danger est grand, c'est là que je m'efforce; En un sujet aisé moins de peine apportant, Je ne brûle pas tant.
Un courage élevé toute peine surmonte ; Les timides conseils n'ont rien que de la honte; Et le front d'un guerrier aux combats étonné Jamais n'est couronné.
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