‹ Œuvres poétiquesChapitre 2 sur 145 · N'orra, n'entendra, du verbe ouïr · texte numérisé non relu

N'orra, n'entendra, du verbe ouïr

File éclate comme une fauta re, el elle

il entière de l'inspiration la plus haute. Bile termina a liflqae téna

rend à lui-même :

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Sa première vigueur.

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Quels fiera accental il a plusieurs fois exprimé sentiment de jusio orgueil [uel il se

tarait de la foule des poètes el se pi i< ait, d*aotorilé, parmi les m litres Immoi tels.

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Apollon

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deweui

vi PRÉFACE.

Malherbe, en écrivant ces vers, sentait que le réformateur pouvait approuver le poëte ; il est beau d'avoir tenu un langage si superbe, quand on ne s'est point trompé, et que la postérité ne vous dément pas. Et, en effet, ni ces belles odes, ni quelques stances auxquelles Boileau songeait sans doute quand il disait :

Les stances avec grâce apprirent à tomber ;

ni certaines paraphrases des psaumes (celle notamment du psaume cxxviu : S&pe expugnaverunt me), ne périront jamais ; ces morceaux de grand style conservent encore une beauté qui n'a point vieilli après plus de deux siècles, et qui par conséquent ne doit point se flétrir.

On a remarqué avec raison que l'épistolier, dans Malherbe, complète le poëte d'une manière presque indispensable. On ne le peut apprécier qu'imparfaitement, si, par exemple, Ton n'a point sous les yeux la lettre à Balzac où il définit les droits et les devoirs de la critique, si l'on n'a pas lu surtout son mémorable éloge du cardinal de Richelieu, adressé à M. de Mentin en 1626, où on le voit appliquer son grand sens à tout autre chose qu'à peser des syllabes et s'élever aux plus hautes vues de l'histoire.

Ainsi considéré dans tout ce qu'il a produit de ■eilleuret d:a jamais durable, Malherbe nous ap-

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ms, dit M. f)»:siie \ isard, par la - litude, par la lecture dea cbefs-d'aum, par la droiture »'t !•• naturel de noa actions, an tour d'imagination notre époque, l** passager, l'éphémè

• •ni jusque <i-m> l.-i retraite la plus opiniâtre; «•( m nous tenoi ' ferme pour D'être pas arra-

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^ona pas fréquemment distraits. Qu'à l'un <i<ces moments-là Malherbe noua i >mbe BOUS l main, .1 où tient que nous sommes >i surpris <!«'

le vivacité, de cette verdeur du de

qui ont reçu leur forme dernière, de

le m précis, m noble, si frappant; si ce n'esl « l « *

que Malhei !»■ nous a rendus à notre naturel, qui i»- nous l'éternelle nouveauté Le mérite

de ces po onc le même qu'au temj

ir la premièi - i> irai '*>t d'être

noi n père admiré ce que nom >

admirons encore aujourd'hui : l'esprit fi entrant enfin dans sa viril tique confl - destii

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sur la noavell lition que noua publions L

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dai Itlions récentes; il jette dan le

>m PRÉFACE.

recueil du poète trop de confusion. Il nous a paru qu'il suffisait d'établir cet ordre dans chacun des genres principaux. Nous reconnaissons combien la question de iate est ici importante : aussi avons-nous soin de donner à chaque pièce la date de sa première publication, et, autant que possible, en note, la date où elle a été composée. De plus, une table où toutes les pièces sont rangées chronologiquement permet d'embrasser l'élaboration successive de l'œuvre et rend faciles les recherches que le lecteur voudrait faire à ce point de vue.

La Vie de Malherbe par son élève et son ami an est placée en tête du recueil. C'est un usage traditionnel auquel peu d'éditeurs ont manqué. Quelques légères suppressions portent sur des passages trop libres et d'ailleurs sans intérêt.

Enfin, les œuvres poétiques sont suivies d'un choix des lettres les plus remarquables, sans lesquelles on n'aurait, comme nous l'avons dit, qu'une connaissance imparfaite de l'homme et de l'écrivain. Dans ce double élément, inégal sans doute, mais pourtant essentiel, on a tout Malherbe, tout ce qui peut servir à l'intelligence de son rôle la considération de son talent.

Louis Moland.

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q VIE DE MALHERBE

depuis, et en eut plusieurs enfants, qui sont tous morts avant lui. Les plus remarquables, ce sont une fille qui mourut de la peste à rage de cinq ou six ans, laquelle il assista jusques à la mort, et un fils qui fut tué malheureusement à l'âge de vingt-sept ans par M. de Piles.

Les actions les plus remarquables de sa vie, et dont je me puis souvenir, sont que pendant la Ligue lui et un nommé la Roque, qui faisoit joliment des vers et qui est mort à la suite de la reine Marguerite, poussèrent M. de Sully deux ou trois lieues si vertement qu'il en a toujours gardé du ressentiment contre le sieur d<> Malherbe, et c'étoit la cause, à ce qu'il disoit, qu'il n'avoit jamais su avoir de bienfaits du roi Henri IV pendant que le sieur de Sully a été dans les finances.

Je lui ai aussi ouï conter plusieurs fois qu'en un partage de fourrage ou butin qu'il avoit fait, il y eut un capitaine d'infanterie assez fâcheux qui le maltraita d'abord jusques à lui ôter son épée, ce qui fut cause que ce capitaine eut, pour un temps, les rieurs de son côté ; mais enfin ayant fait en sorte de ravoir son épée, il obligea ce capitaine insolent d'en venir aux mains avec lui, et d'abord lui donna un coup d'épée au travers du corps qui le mit hors du combat, et fit tourner la chance, et tous ceux qui l'avoient méprisé retournèrent de son côté.

Il m'a encore dit plusieurs fois qu'étant habitué à Aix depuis la mort de M. le Grand Prieur, son maître, il fut commandé de mener deux cents hommes

PAR RACAlf. 3

vaut la \ qui étoit infec

et les Provençaux par pour en

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assiégée par I e coin m un.

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r rar la fille défaut que de le?er le que Je lui ai oui dire de plu< remarq I connoissan San nom et son mérite furent con: ri 1«>

Grand p.<r le rapport 10601 qu«> lui

iinal du Perron. On jour . il demanda i il ne

faisoit plus de vers; il lui dit que depuis qu'il lui avoit fait Pbooneor de remployer en ses aff res, il avoit tout à fait quitté cet et qu"il ne f.illoit

• ; .• pan dm i*en mélftt aprèa M. gentilhomme de Normandie, liabi- ,^e ;

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personne n'en pouvoit jamais appr Le Roi se ressouvint d y il eu

parloit sou , qui • ira pré-

cepteur de M. de Vendôn

■ tes les fois qu'il lui en parlait, lui oJTxoU

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lui don -e, du

de son voyage; M qol fut ea kf. 8 Main*

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trois ou q latre ans après q . • M

Perron lui en .u à

Paris pour ses affaires particulières, M. des Yveteaux prit son temps pour donner avis au Roi de sa venue, et aussitôt il renvoya quérir. C'étoit en Tan 1605. Comme il étoit sur son partement pour aller en Limousin, il lui commanda de faire des vers sur son voyage; ce qu'il fit et les lui présenta à son retour. C'est cette excellente pièce qui commence :

0 Dieu, dont les bontés de nos larmes touchées...

Le Roi trouva ces vers si admirables qu'il désira de le retenir à son service, et commanda à M. de Bellegarde de le garder jusques à ce qu'il l'eût mis sur l'état de ses pensionnaires. M. de Bellegarde lui donna sa table, et l'entretint d'un homme et d'un cheval, et mille livres d'appointements.

Ce fut où lîacan, qui étoit lors page de la chambre sous M. de Bellegarde, et qui commençoit à rimailler de méchants vers, eut la connoissance de M. de Malherbe, de qui il a appris ce qu'il a témoigné depuis savoir de la poésie françoise, ainsi qu'il l'a dit plus amplement en une lettre qu'il a écrite à M. Conrart.

Cette connoissance et l'amitié qu'il contracta avec M. de Malherbe dura jusques à sa mort, arrivée en 1628, quatre ou cinq jours1 avant la prise de la Rochelle, comme nous dirons ci-après.

A la mort d'Henri le Grand, arrivée en 1610, la reine Marie de Médicis donna cinq cents écus de pension à

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