POUR ALCANDRE
AD RETOCR D'ORANTHB A FONTAINEBLEAU (1620)
Revenez, mes plaisirs, ma dame est revenue ; Et les vœux que j'ai faits pour revoir ses beaux yeux, Rendant par mes soupirs ma douleur reconnue, Ont eu grâce des cieux.
Les voici de retour ces astres adorables, Où prend mon Océan son flux et son reflux ; Soucis, retirez-vous, cherchez les misérables; Je ne vous connois plus.
Peut-on voir ce miracle, où le soin de nature A semé comme fleurs tant d'aimables appas, Kt ne confesser point qu'il n'est pire aventure Que de ne la voir pas?
STAN |tfl
ileil d'une erreur vagabonde Court Inutilement par mi doute ma
C'est elle, et non pas lui, qui fait sentir au m< Le change des saisons.
Uecque sa beauté toutes beautés arrivent , Ces déserts sont jardins de l'un à l'autre bout Tant l'extrême pouroirdes Grâces qui la suiv U s pénètre partout.
Ces ! oia 6fl ont repris leur verdure nouvelle; L'oru >t cessé, l'air en est éclair
Et même CM canaux ont leur course plus b Depuis qu'elle est ici.
I>» moi, que les respects obli^ Tai beau m»' contrefaire, et b"au dissimuler; i£& douceurs où je nage ont une vi< lenc • Oui M M p»"it celer.
s, ô rigueur du sort! tandis que j3 m'arr ûatouiller mon âme en ce contentent >• ae m'ap' r'.o: ta la Daattn nftppréte
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ALGANDRE