‹ Œuvres poétiquesChapitre 35 sur 145 · STA\ 1 J I · texte numérisé non relu

STA\ 1 J I

! parmi tout cet heur, ù dure Destinée! tragiques soin-, comme oiseaux de Phin Sens-je me dévorer!

» que je supporte avecque patience, • quelque ennemi, s'il n'est sans conscier. Qui le vît sans pleurer?

La mer a moins de vents q . agues irritent,

( B n'ai de pens-Ts qui tous me sollicitant te dessein; la paix qu'à m* faire la guerre ; -i L'enfer est fable au centre de la terr^. Il e>t vrai dans mon sein.

le soleil est dessus Phémlephèf Qotl monte, ou qu'il desc- n le, il ne me voit ri i Que plaindra ot soupir autres actions j'ai perdu \s coutu; Et ce qui s'offre à moi, s'il n'a de l'amertume J- n- poli Pondérer.

Comme la nuit irrite, el que par le silen Qui fait des bruits du jour cesser la \

L'- I r-'laché,

J de tous côtés sur ! et sur P

Les pavots qu'elle sème assoupir tout le mor-

Kt n'en suis point touché.

S'il m'advient quelquefois de clore les paupières, Aussitôt ma douleur en nouvelles matières

Fait de nouveaux efforts ; Et de quelque souci qu'en veillant je me ronge, Il ne me trouble point comme le meilleur songe

Que je fais quand je dors.

Tantôt cette beauté, dont ma flamme est le crime, Jkfapparoît à l'autel, où comme une victime

On la veut égorger; Tantôt je me la vois d'un pirate ravie; Et tant, t la fortune abandonne sa vie

A quelque autre danger.

En ces e\ rémités la pauvrette s'écrie !

« Alcandrv , mon Alcandre, ôte-moi, je te prie,

Di malheur où je suis. »

La fureur n^ 3 saisit, je mets la main aux armes ; \ïais son des in m'arrête, et lui donner des iaru^.

C'est out ce que je puis.

voilà comme je vis, voilà ce que j'endure,

i-cur une affection que je veux qui me dure

Au delà du trépas ; il ut ce qui me la blâme offense mon oreille, tit qui veut m'affliger, il faut qu'il me conseille

De ne m'affliger pas.

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lit qu'à la fin toute chose se change, Et qu'avecque le temps les beaux yeux de mon Ange viendront m'éclairer; voyant tous les jours ses chaînes se ntraindre, lé que je suis : que ne dois-je point craindre, Ou que puis-je tspérerî

non, je veux mourir; la raison m'y convie; . bi»*n le suj»*t qui m'en donne l'envie Bt être plus beau; il détruit tout ce que je cons il te, lit voir taseï clair que jamais ce tumulte N'aura paix qu'au tombeau.

I le grand Alcandre aux campagnes de S<i FaUuit, loin d»* témoins, le récit de sa p<ine,

Bt se fondoit en pleurs; Le fleuve en fut ému; I ;dies se ctchèfl

irmes touchèren:, rdit toutes sos fl- uri.

SUR LE MÊME SUJET

Que n'êtes-vous lassées, Mes tristes pensées,

De troubler ma raison?

Et faire avecque blâme Rebeller mon âme

Contre ma guérison?

Que ne cessent mes larmes,

Inutiles armes?

Et que n'ôte des cieux La fatale ordonnance

A ma souvenance Ce qu'elle ôte à mes yeux?

0 1" «pareille,

lia en ?♦

rt Dont vous m'êtes ravie

Aimeroit ma vie S'il m'envoyoit la mortî

Quel! -âge

Ne mo1 mon oonrag , n lr que le

En vos ans les plus t'-r:

Menace vos cend:

I)'un c^rci^Il ftrtQf

J Impose Bil( 1 1 violence

me fait le malheur]

. martyre; i.t n'oser rien dire

ir iiuui

- i un sq'l I "t la viole'

i froid hor- >oa.

Dieux, qui les destinées

Les plus obstinées Tournez de mal en bien, Après tant de tempêtes

Mes justes requêtes N'obtiendront-elles rien?

Avez-vous eu les titres

D'absolus arbitres De l'état des mortels, Pour être inexorables

Quand les misérables Implorent vos autels?

Mon soin n'est point de faire En l'autre hémisphère

Voir mes actes guerriers ;

Et jusqu'aux bords de l'onde Où finit le monde,

Acquérir des lauriers.

Deux beaux yeux sont l'empire

Pour qui je soupire; Sans eux rien ne m'est doux; Donnez-moi cette joie

Que je les revoie, Je suis Dieu comme vous.

Donc cette merveille dee deux,

Pour ce qu'elle re à mes y ,i,

uujours éloign \ i mon impatiente amour, Par tant de larmes témolgi \ N'obtiendra jamais soo retour?

Mes vœux donc ne servent de ri'-n; Les Dieux, ennemis de mon bi-n, nt plus que je 11 \

permettre c I

Les i i j v i * * - I me Pempècher.

Scl -ontés

Président à ma destinée, Pourquoi n'est comme la t ison Votre conquête abandonnée A l'effort de quelque Jason?

Quels feux, quels dragons, quels taureaux, Quelle horreur de monstres nouveaux, Et quelle puissance de charmes, Garderoit que jusqu'aux enfers Je n'allasse avecque les armes Rompre vos chaînes et vos fers?

N'ai-je pas le cœur aussi haut, Et pour oser tout ce qu'il faut Un aussi grand désir de gloire, Que j'avois lorsque je couvri D'exploits d'éternelle mémoire Les plaines d'Arqués et d'ivri?

Mais quoi? ces lois dont la rigueur Tiennent1 mes souhaits en langueur Régnent avec un tel empire, Que si le ciel ne les dissout, Pour pouvoir ce que je dé Ire Ce n'est rien que de pouvoir tout.

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