I.t qu'on n'en peut ri«*n obtenir
Puisqu'a si beau des- D déftir DM convie,
me rigueur me coûtera la
Du mon extrême foi m'y fera parv.-nir.
SI ]. s tiirn'S les plus sauvages
r un doux traitement,
Par la même raison pour IOM
la fin n e,
Poun
Toute ma peur est que l'absence
Ne lui donne quelque licence
De tourner ailleurs ses appas; Et qu'étant, comme elle est, d'un sexe variable, Ma foi, qu'en me voyant elle avoit agréable, Ne lui soit contemptible en ne me voyant pas.
Amour a cela de Neptune,
Que toujours à quelque infortune
Il se faut tenir préparé;
Ses infidèles flots ne sont point sans orages;
Aux jours les plus sereins on y fait des naufrages;
Et même dans le port on est mal assuré.
Peut-être qu'à cette même heure Que je languis, soupire, et pleure, De tristesse me consumant, Elle qui n'a souci de moi, ni de mes larmes, Étale ses beautés, fait montre de ses charmes, Et met en ses filets quelque nouvel amant.
Tout beau, pensers mélancoliques,
Auteurs d'aventures tragiques,
De quoi m'osez-vous discourir?
Impudents boute-feu de noise et de querelle, Ne savez-vous pas bien que je brûle pour elle, Et que me la blâmer c'est me faire mourir?
STAM
Dites-moi qu'elle est sans reproche, Que sa constance est une roche, • ■ rien n'est ♦''gai à sa f
Prêchez-moi ses vertus, contez-m'en ».
C'est le seul entretien qui plaît à mes oreille*;
Mais pour en dire mal n'approchez point de moi.
ÎXJV