I. Là frauda galant du Lourr
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Pour se cacher furent en peine De trouver assez de roseaux.
La terreur des choses passées A leurs yeux se ramentevant, Faisoit prévoir à leurs pensées Plus de malheurs qu'auparavant; Et leur étoit si peu croyable Qu'en cet accident effroyable Personne les pût secourir, Que pour en être dégagées, Le ciel les auroit obligées S'il leur eût permis de mourir.
Revenez, belles fugitives;
De quoi versez-vous tant de pleurs?
Assurez vos âmes craintives,
Remettez vos chapeaux de fleurs;
Le roi vit, et ce misérable,
Ce monstre vraiment déplorable,
Qui n'avoit jamais éprouvé
Que peut un visage d'Alcide,
A commencé le parricide,
Mais il ne l'a pas achevé.
Pucelles, qu'on se réjouisse, Mettez-vous l'esprit en repos; Que cette peur s'évanouisse;
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212 OEUVRES POÉTIQUES DE MALHERBE. Tu n'en lises la vérité?
Grand démon d'éternelle marque, Fais qu'il te souvienne toujours Que tous nos maux en ce monarque Ont leur refuge et leur secours ; Et qu'arrivant l'heure prescrite, Que le trépas, qui tout limite, Nous privera de sa valeur, Nous n'avons jamais eu d'alarmes Où nous ayons versé des larmes Pour une semblable douleur.
Je sais bien que par !a justice,
Dont la paix accroît le pouvoir,
Il fait demeurer la malice
Aux bornes de quelque devoir,
Et que son invincible épée
Sous telle influence est trempée,
Qu'elle met la frayeur partout,
Aussitôt qu'on la voit reluire ;
Mais quand le malheur nous veut nuire,
De quoi ne vient-il point à bout?
Soit que l'ardeur de la prière Le tienne devant un autel, Soit que l'honneur à la barrière L'appelle à débattre un cartel,
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Surtout pour leur commune joie Dévide aux ans de leur Dauphin, A longs filets d'or et de soie, Un bonheur qui n'ait point de fin; Quelques vœux que fasse l'envie, Conserve-leur sa chère vie, Et tiens par elle ensevelis D'une bonace continue Les aquilons, dont sa venue A garanti les fleurs de lis.
Conduis-le sous leur assurance Promptement jusques au soin met De l'inévitable espérance Que son enfance leur promet; Et pour achever leurs journi'c*, Que les oracles ont bornées Dedans le trône impérial, Avant que le ciel les appelle, Fais-leur ouïr cette nouvelle Qu'il a rasé l'Escuriak
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Nos prières sont ouïes,
Tout est réconcilié;
Nos pleurs sont évanouies,
Sedan s'est humilié.
A peine il a vu le foudre
Parti pour le mettre en poudre,
Que faisant comparaison
De l'espoir et de la crainte,
Pour éviter la contrainte
Il s'est mis à la raison.
l}ui n'eût cru que ses murailles.
Que défendoit un lion, N'eussent fait des funérailles Plus que n'en fit Ilion ; Et qu'avant qu'être à la fête De si pénible conquête, Les champs se fussent vêtus Deux fois de robe nouvelle, Et le fer eût en javelle Deux fois les blés abattus?
Et toutefois, ô merveille!
Mon roi, l'exemple des rois, Dont la grandeur nonpaieille Fait qu'on adore ses lois, Accompagné d'un Génie, i)u\ les volontés manie,
ODES
L'a su i it presser
dr Bt de M rendre.
Qu'il n'a pal eu pour le prendre Loisir de le menacer.
Tel
Marche un Heure Impérieux,
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