‹ Œuvres poétiquesChapitre 61 sur 145 · I . ifntnl cumm*1 I)!. l · texte numérisé non relu

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A son puissant appareil, N'eût porté la pénitence Qui suit un mauvais conseil?

Et vu sa faute bornée D'une chute infortunée, Comme la rébellion, Dont la fameuse folie Fit voir à la Thessalie Olympe sur Pélion?

Voyez comme en son courage, Quand on se range au devoir, l.a pitié calme l'orage Que Pire a fait émouvoir.

A peine fut réclamée Sa douceur accoutumée, Que d'un sentiment humain Frappé non moins que de charmes, 11 fît la paix, et les armes Lui tombèrent de la main.

Arrière, vaines chimères De haines et de rancueurs1; Soupçons de choses amères, Éloignez-vous de nos cœurs; Loin, bien loin, tristes pensées,

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Mon roi, connois ta puissance, Elle est capable de tout; Tes desseins n'ont pas naissance Qu'on en voit déjà le bout ; Et la fortune amoureuse De la vertu généreuse Trouve de si doux appas A te servir et te plaire, Que c'est la mettre en colère Que de ne l'employer pas.

Use de sa bienveillance, Et lui donne ce plaisir, Qu'elle suive ta vaillance A quelque nouveau désir ; Où que tes bannières aillent, Quoi que tes armes assaillent, Il n'est orgueil endurci, Que brisé comme du verre, A tes pieds elle n'atterre, S'il n'implore ta merci.

Je sais bien que les oracles Prédisent tous qu'à ton fils Sont réservés les miracles De la prise de Memphis ; Et que c'est lui dont Tépéet Au sang barbare trempée,

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Qu'ont tant de jeunes guerriers D'aller exposer leur vie Pour t'acquérir des lauriers; Et ne tiens point ocieuses Ces âmes ambitieuses, Qui jusques où le matin Met les étoiles en fuite, Oseront sous ta conduite Aller quérir du butin.

Déjà le Tessin tout morne Consulte de se cacher, Voulant garantir sa corne, Que tu lui dois arracher; Et le Pô, tombe certaine De l'audace trop hautaine, Tenant baissé le menton, Dans sa caverne profonde S'apprête à voir en son onde Choir un autre Phaéton.

Va, monarque magnanime, Souffre à ta juste douleur, Qu'en leurs rives elle imprime Les marques de ta valeur.

L'astre dont la course ronde Tous les jours voit tout le monde, N'aura point achevé l'an,

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