‹ Œuvres poétiquesChapitre 68 sur 145 · Voyez pago · texte numérisé non relu

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Quitte le nom de Juste, ou fais voir ta justice En leur punition.

Le centième décembre a les plaines ternies, Et le centième avril les a peintes de fleurs, Depuis que parmi nous leurs brutales manies Ne causent que des pleurs.

Dans toutes les fureurs des siècles de tes pères, Les monstres les plus noirs firent-ils jamais rien, Que l'inhumanité de ces cœurs de vipères Ne renouvelle au tien?

Par qui sont aujourd'hui tant de villes désertes? Tant de grands bâtiments en masures changés? Et de tant de chardons les campagnes couvertes, Que par ces enragés?

Les sceptres devant eux n'ont point de privilèges; Les Immortels eux-même en sont persécutés; Et c'est aux plus saints lieux que leurs mains sacrilèges Font plus d'impiétés.

Marche, va les détruire; éteins-en la semence; Et suis jusqu'à leur fin ton courroux généreux, Sans jamais écouter ni pitié ni clémence Qui te parle pour eux.

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