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ŒUVRES POÉTIQUES DE MALHERBE, Plus ardent qu'un athlète à Pise1, Je me ferai quitter le prix ; Et quand j'aurai peint ton image, Quiconque verra mon ouvrage, Avoûra que Fontainebleau, Le Louvre, ni les Tuileries, Et leurs superbes galeries N'ont point un si riche tableau.
Apollon à portes ouvertes Laisse indifféremment cueillir Les belles feuilles toujours vertes Qui gardent les noms de vieillir; Mais Part d'en faire les couronnes N'est pas su de toutes personnes ; Et trois ou quatre seulement, Au nombre desquels on me range, Peuvent donner une louange Qui demeure éternellement .