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Misérable qu'il est, se condamne lui-même A fuir ou mourir.
Sa faute le remord ; Mégère le regarde, Et lui porte l'esprit à ce vrai sentiment, Que d'une injuste offense il aura, quoiqu'il tarde, Le juste châtiment.
Bien semble être la mer une barre assez forte, Pour nous ôter l'espoir qu'il puisse être battu; Mais est-il rien de clos dont ne t'ouvre la porie Ton heur et ta vertu?
Neptune importuné de ses voiles infâmes, Comme tu paroîtras au passage des flots, Voudra que ses Tritons mettent la main aux rames, Et soient tes matelots.
Là rendront tes guerriers tant de sortes de preuves, Et d'une telle ardeur pousseront leurs efforts, Que le sang étranger fera monter nos fleuves Au-dessus de leurs bords.
Par cet exploit fatal en tous lieux va renaître La bonne opinion des courages françois; Et le monde croira, s'il doit avoir un maître, Qu'il faut que tu le sois.
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