‹ Œuvres poétiquesChapitre 71 sur 145 · I. ir ot»' le pouvoir · texte numérisé non relu

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A de quoi témoigner en ses derniers ouvrages Sa première vigueur.

Les puissantes faveurs dont Parnasse m'honore, Non loin de mon berceau commencèrent leur cours; Je le possédai jeune, et les possède encore A la fin de mes jours.

Ce que j'en ai reçu, je veux te le produire ; Tu verras mon adresse; et ton front cette fois Sera ceint de rayons qu'on ne vit jamais luire Sur la tête des rois.

Soit que de tes lauriers ma lyre s'entretienne, Soit que de tes bontés je la fasse parler, Quel rival assez vain prétendra que la sienne Ait de quoi m'égaler?

Le fameux Amphion, dont la voix nonpareille Bâtissant une ville étonna l'univers, Quelque bruit qu'il ait eu, n'a point fait de merveille Que ne fassent mes vers.

i>ar eux de tes beaux faits la terre sera pleine; Et les peuples du Nil qui les auront ouïs, Donneront de l'encens, comme ceux de la Seine, Aux autels de Louis.

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Tu sais bien que je suis de ceux

Qui ne sont jamais paresseux

A louer les vertus des hommes;

Et dans Paris en mes vieux ans

Je passe en ce devoir mon temps,

Au malheureux siècle où nous sommes.

Mais, las! la perte de mon fils, Ses assassins d'orgueil bouffis, Ont toute ma rigueur ravie; L'ingratitude et peu de soin Que montrent les grands au besoin, De douleur accablent ma vie,

Je ne désiste pas pourtant D'être dans moi-même content D'avoir bien vécu dans le monde, Prisé (quoique vieil abattu) Des gens de bien et de vertu :

Et voilà le bien qui m'abonde.

Nos jours passent comme le vent; Les plaisirs nous vont décevant; Et toutes les faveurs humaines Sont hémérocalles1 d'un jour;

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