‹ Œuvres poétiquesChapitre 73 sur 145 · A MADAME LA PRINCESSE DOUAIRIÈRE · texte numérisé non relu

A MADAME LA PRINCESSE DOUAIRIÈRE

CHARLOTTE DE LA TRÉMOU1LLK1 (1620)

Quoi donc, grande Princesse en la terre adorée, Et que même le ciel est contraint d'admirer, Vous avez résolu de nous voir demeurer En une obscurité d'éternelle durée ?

La flamme de vos yeux, dont la cour éclairée A vos rares vertus ne peut rien préférer, Ne se lasse donc point de nous désespérer, Et d'abuser les vœux dont elle est désirée ?

Vous êtes en des lieux où les champs toujours verts, Pour ce qu'ils n'ont jamais que des tièdes hivers, Semblent en apparence avoir quelque mérite.

Mais si c'est pour cela que vous causez nos pleurs, Gomment faites-vous cas de chose si petite, Vous de qui chaque pas fait naître mille fleurs ?

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