‹ Œuvres poétiquesChapitre 78 sur 145 · VII · texte numérisé non relu

VII

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Il n'est rien de sï beau comme Caliste est belle, C'est une œuvre où nature a fait tous ses efforts; Et notre âge est ingrat qui voit tant de trésors, S'il n'élève à sa gloire une marque éternelle.

La clarté de son teint n'est pas chose mortelle ; Le baume est dans sa bouche, et les roses dehors; Sa parole et sa voix ressuscitent les morts, Et l'art n'égale point sa douceur naturelle,

La blancheur de sa gorge éblouit les regards ; Amour est en ses yeux, il y trempe ses dards, Et la fait reconnoître un miracle visible.

En ce nombre infini de grâces et d'appas,

Qu'en dis-tu, ma raison? crois-tu qu'il soit possible

D'avoir du jugement, et ne l'adorer pas?

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