IV
Chère beauté que mon âme ravie Gomme son pôle va regardant, Quel astre d'ire et d'envie Quand vous naissiez marquoit votre ascendant,
Que votre courage endurci, Plu» je le supplie moins ait de merci ?
En tous climats, voire au fond de la Thrace, Après les neiges et les glaçons, Le beau temps reprend sa place, Et les étés mûrissent les moissons ; Chaque saison y fait son cours; En vous seule on trouve qu'il gèle toujours.
J'ai beau me plaindre et vous conter mes peines, Avec prières d'y compatir ; Jai beau m'épuiser les veines, Et tout mon sang en larmes convertir : Un mal au deçà du trépas, Tant soit-il extrême ne vous émeut pas.