Pour Mme de Rambouillet
CHANSONfl 1)1
j b Mil que c'est : rora ' mime d'un crime hors d" raison, Que mon ardeur insensée En trop haut lieu borne sa euérison. Et voudriez bien, pour la finir, M'oter l'espérance de rien obtenir.
Vous vous trompez; c'est aux foibles couru. Qui toujours portent la peur au sein, De succomber aux orages, Et se lasser d'un pénible dessein.
De mol, plus j" sui< combattu, Plus ma résistance montre sa verta.
D de mon front soient ces palmes coinm .. Où tout le monde peut aspirer; I in les vulgaires fortunes, I » M a*6rt qu'un jouir et désirer; Mon goût cherch»' Pemperh-ment, B J j'airne sans p [me là sbe n-ut.
Je connols bU-n qu-- dan< 06 lab, rin'.he Le ciel Injuste m'a réservé Tout le fiel, et tout l'a Dont un amant fut jamais ibreui tOWM dfl r.
J iis à Hodanih-'. |a veux mourir sien.
.. M** d« Rambouillet
Mes yeux, vous m'êtes superflus;
Cette beauté qui m'est ravie
Fut seule ma vue et ma vie ;
Je ne vois plus, ni ne vis plus.
Qui me croit absent, il a tort, Je ne le suis point, je suis mort,
0 qu'en ce triste éloignement,
Où la nécessité me traîne,
Les Dieux me témoignent de haine,
Et m'affligent indignement !
Qui me croit absent, il a tort, Je ne le suis point, je suis mort.
L Suivant Ménage, cette chanson et la suivante furent faites pool M. éii Btlltgarde, qui était amoureux d'Anne d'Autriche.
lies flèches a la douleur Dont mon âme ne soit percée?
,'i'il" tragique pensée N >t point en ma pâle coul-ur?
Oui ni" croit absent, il a tort.
Je ne le suis point, je suis morL
Certes, où Ton peut m'écouter,
:s qui me font talr ; in réduit solitaire Ou laier?
Qui me croit absent, il a tort, M le suis point, je suis morL
•te liberté Ne prennent mes pleurs et Ouand je puis trouver à mes craintes I jour assez écarté?
Qui me croit absent, il a I
Je ne le suis point, je <rt
SI mes amis ont quelque soin
(Ju'ils p-
Cest tout c îoi j'ai besoin.
Qui ne croit . nt, il a •
Je oe le suis point,
C'est assez, mes désirs, qu'un aveugle penser Trop peu discrètement vous ait fait adresser
Au plus haut objet de la terre; Quittez cette poursuite, et vous ressouvenez
Qu'on ne voit jamais le tonnerre Pardonner au dessein que vous entreprenez.
Quelque flatteur espoir qui vous tienne enchantés, Ne connoissez-vous pas qu'en ce que vous tentez,
Toute raison vous désavoue?
Et que vous allez faire un second Ixion,
Cloué là-bas sur une roue, Pour avoir trop permis à son affection?
Bornez-vous, croyez-moi, dans un juste compas, Et fuyez une mer, qui ne s'irrite pas
Que le succès n'en soit funeste ; Le calme jusqu'ici vous a trop assurés;
Si quelque sagesse vous reste, Connoissez le péril, et vous en retirez.
CH 11(805 dit
lais, ô conseil infâme, û profanes dlsON enus Indignement des plus dJ mours
Dont jamais âme fit I»
»uel excès de frayeur m'a su faire goûtâf
Cette abominub]" pensée, »ue ce que je poursuis me peut a<s.-z eouterî
ion l'esl c ulée en moi cette lâche poison, impudemment faire comparaison mes épines à o s?
loi de qui la fortune est si proche des cieux,
Om* je vois sous moi toutes choses t tout ce que je vois nV>t qu'un point a m»'s yeux.
n. non, servons Chry>anth", et NUIS p6ftS6f a ■ • . M à l'adon-r d'un-- aus-i ferme foi QM Son eaplre est légitime; xposons-nous pour elle aux injures du sort;
il faut être sa victime n un si beau danger. Bornons-nous de la mon
eux qm* l'opinion fait plaire aux vanités,
ont dessus l»*ijrs tombeaux |Tt>f< ilés,
D'où à peine un Dieu seroit loi, pour un monument et plus gran l t plin b« .u.
J" ne veux rien qu- OettS L'exemple des amante est clos dans ce tombeau •
vu
Est-ce à jamais, folle espérance* Que tes infidèles appas M'empêcheront la délivrance Que me propose le trépas?
La raison veut, et la nature, Qu'après le mal vienne le bien; Mais en ma funeste aventure, Leurs règles ne servent de rien.
C'est fait de moi, quoi que je fasse; J?ai beau plaindre et beau soupirer, Le seul remède en ma disgrâce, C'est qu'il n'en faut point espérer.
chanson rx
One résista rt-lle
-n'empêche point son retour; Quelque Dieu qui brûle pour elle injure à m<> .r.
Ainsi trompé de mon attente, Je me consume vainement, Et les remèdes que je tente, D»-meur'*nt mus événement.
Toute nuit enfin se termine; La mienne seule a ce destin, Que d'autant plus qu'elle chemine.
Moins elle approche du matin
m îonc, importun^ A qui j'ai trop donrv' de fol; nelll^ur avfs qui m- t • dfl me séparer de toi.
Sors de mon àme, et t'en \ i G ix qui désirent d»- guérir; Plus tu me conseilles d^ vivre, Plus je me résous de mourir.
ueaoî
(Test faussement qu'on estime Qu'il ne soit point de beautés Où ne se trouve le crime De se plaire aux nouveautés.
Si ma dame avoit envie D'aimer des objets divers, Seroit-elle pas suivie Des yeux de tout l'univers?
Est-il courage si brave, Qui pût avecque raison Fuir d'être son esclave, Et de vivre en sa prison?
Cil \\><r
Touti'foi | •',
A qui l'honneur sert de loi,
I tant que 1-- M D'aimer un autre qiM I
Tom ces eb ije
Dont on l*oftYe à la wrfir, Me ] af davantage,
Au lieu de m" la ravir.
\ Hd ma gloir»' ' u le
I) un ■■■■ . ux,
Que je ne sai-< quelle offrande M'en peel a aux cieux.
Tout le soin qui me demeure, que d'obtenir du sort,
île est à cette heure, Qk t'a la mort
De ■ Mite,
jours
Quand fuirai d'autres amour*
ÉPIGBÀMMES
ftPIGRAMMBS. M
I1 SDH LE P0RTRA11 nïniwi pasquier
qui x'avoit pa mains*
Il ne faut qu'avec le visage L'on ti i pinceau :
Tu lea mon- d ouvra- &,
Et i au.
tPITAPHE Di IfONSIEl i; D'IS
PAHFM il L'AVTII *
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Mûtoi
::pot4 en 1 1. M. VI» ou d'Ifs mourut ▼•r» 1589.