‹ Œuvres poétiquesChapitre 10 sur 54 · SUR SA LYRE · texte numérisé non relu

SUR SA LYRE

Jb veux chaîner le 6er Atride, Cadmus et la ville aiix sept tours ; Mais ma lyre, foiUe et timide , Ne sait dire que les Amours.

En Taio » sur des cordes nouvelles Naguère j'essayai mes doigts :

Sous mes doigts le» trourant rebelles »

D*ane autre lyre je fis chois:.

ODES D'ANACRÉON

Aussitôt, des travaux d*Alcide Je m*ai^réte à chanter le eoxacs.^.

Mais , hélas I la lyre. per£(de Rcdisoit encor les Amours.

Héros fameux! foudres de guerre Àdieo donc , adieu fpvn toqoiin Ma lyre badîne et légère Ne sait dire que ies Amours.

ODES D'ÂNàCRÉON

^ SyR LES FEMMES.

Dfis mains^e la sage Naturç, , Le taureau ^rSur am front nerveux ^ Reçut des cornes pour «rmuie ; Le coursier, des pieds vigoureux.

Des bois le monarque intrépide D*eff^yables dents fut armé ; Et le lièvre, foible et timide.

De vitesse fut animé.

Aidé d'une rame vivante > Le poisson parcourut les mers.

Tandis que Tolseau , dans les airs , Agitoit une aile brillante.

Favori de la Dëité , L'homme eut la sagesse en partage : Aux femmes rien n etoit resté.

Pour conserver ce frêle ouvrage , Un don pourtant fut inventé :

Quel étoit ce don ?... la beauté , Oui 9 la beauté. Voilà leurs armes , Leurs dards . leurs traits victorieux Et la plus foible^ avec ses chômes Peut bmt^ le feviït lé» fcM.

ODES D'ANACRÉON. ' ii

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