SUR SA LYRE
Jb veux chaîner le 6er Atride, Cadmus et la ville aiix sept tours ; Mais ma lyre, foiUe et timide , Ne sait dire que les Amours.
En Taio » sur des cordes nouvelles Naguère j'essayai mes doigts :
Sous mes doigts le» trourant rebelles »
D*ane autre lyre je fis chois:.
ODES D'ANACRÉON
Aussitôt, des travaux d*Alcide Je m*ai^réte à chanter le eoxacs.^.
Mais , hélas I la lyre. per£(de Rcdisoit encor les Amours.
Héros fameux! foudres de guerre Àdieo donc , adieu fpvn toqoiin Ma lyre badîne et légère Ne sait dire que ies Amours.
ODES D'ÂNàCRÉON
^ SyR LES FEMMES.
Dfis mains^e la sage Naturç, , Le taureau ^rSur am front nerveux ^ Reçut des cornes pour «rmuie ; Le coursier, des pieds vigoureux.
Des bois le monarque intrépide D*eff^yables dents fut armé ; Et le lièvre, foible et timide.
De vitesse fut animé.
Aidé d'une rame vivante > Le poisson parcourut les mers.
Tandis que Tolseau , dans les airs , Agitoit une aile brillante.
Favori de la Dëité , L'homme eut la sagesse en partage : Aux femmes rien n etoit resté.
Pour conserver ce frêle ouvrage , Un don pourtant fut inventé :
Quel étoit ce don ?... la beauté , Oui 9 la beauté. Voilà leurs armes , Leurs dards . leurs traits victorieux Et la plus foible^ avec ses chômes Peut bmt^ le feviït lé» fcM.
ODES D'ANACRÉON. ' ii