SUR UN FESTIN DE VIEILLARDS
CouROKKÀiix nos cheveux de roses parfumées,
Noos buyons dans un doux repos i Et d*ttn vin pétillant les légères iîunées
S*éehappent en joyeux propos.
Une jeune beauté , dans nos fêtes chai mantes , Mesurant sur le luth ses pas Toluptueux, Porte un th^se bruyant qu*en replis tortueux Environne le lierre aux feuilles frémissantes. Près de la Nymphe , un bel adolescent ^ Au front paré de boudes ondoyantes^ £t dont la bouche exhale un parfum, ravissant ^ Laisse sur la cithare^rrer ses mains savantes > Qn'il aecompagne d« son chant.
m <30Bi V AMàCHÉON.
Amenant sur ses pas la belle Cy thérée , Et le riant Baccbus €Ouiy»Aé de raisins , L'Amour , qu'ombrage lor de ses cheveux divins Applaudit la TÎeillesse aux voluptés livrée , Et ^cnt^iHire à aes festins;
ODES D'ANAOBÉON.
SA COURSE AVjBC L'AMOUR.
D'un jrameau léger me touchant > H Suis-moi, » me dit ce Dieu méchant Boni on adore les malices.
 traven d*affreux précipices^ Des bois ,^ des torrents débordés.
Il m'«tral]ie.«««; Je perds courage 3 Déjà mes chereux , mon visage , Sont d'une eau brûlante inondés.
De ma poitrine qui Topprcssc Mon coeur semble prêt à sortir ; De fiitigue fallois mourir :
Prenant pitié do ma détresse ,
170 OQBS D*ANAC1UÊ0N.
De Bon aile Amoar me earesset Et parvient à niQ raminer;
Puis , se inoq[uant de ma foiblesse ; ce Va, dit-il > tu ne pens aimer. »
ODES D'ANACIOÉOI«. j;i
sua UN SONGE.
Jb doimoiB molleiiieiit sur de riches tapis ; £t cqpendant du vin la flamme encore actite Agitoit doucement mes membres assoupis.
Tout k coup, de beautés une troupe naSve , M*appaioltdaiiaim songe ; et plospromptqueleYeat^ Je m'envole au milieu de ces Nymphes charmantes. Tandis que dans les airs nous aliions folâtrant , De beaux adolescents , dont les formes nûssantes fietraçoient de Bacchus les contoiirs délicats ,^ • Nous poursuivoient de leurs clameurs bruyantes ^ Et, jaloux de me voir ce doux essaim d'amantes^ Se plaisoient à troubler nos mnoœnts ébats.
Je veux dans mes baisers éteindre leur colère^...
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Pétulantes beautés, malins adolescents.
Tout fait comme une ombre légère.
Maintenant triste et solitaire , Je voudrois, dans le trouble où sont plongés mes Ponr y rêver encor refermer ma paupière.