LX PAS8AM
JD*ou viens-tti^ Colombe chavma#t^?
Où vas-tu , traversant les cieux?.
D*où Dait la ro^ëc odorante 0
Dont ton aile embunme ces lieux?
Dans ces parfums ^ui t*a baigiiée?
hà. COLOMBE.
Je suis du tendra Ap^ci4o« '> La messagère foftuAie^ Par Y^i|s (ui fus dmaée
Pour le pajfcr d'uue diauaou.
\ ODES D'ANACRÉON
A Fenfant que son cœur préfère j À Bathyle qui wons ses lois PouRoit ranger toute la terre.^ Je porte y docile et légère , Le joli billet que ta Tois ; Et c*e8t là ma tâche ordinaire.
Mon mattre ( admire sa bonté) , Si je remplis bien non message ^ 0'em me donner ma liberté; Mais j'aime mieux mon doux servage.
Oà seroit pour moi l'ayantagc De m'^arer dans les forêts , De m*abattre sous le feuillage ,
TwoaféÈtt à peine pour tout mets Quelque graine amère ^ sauvage?
Tous les joiurs , dans d*aimables jeux.
Des mains d'âneeréon qui mTome J'enlève un pam délieieux t Puis , dans sa coupe , avec lui-même.
Je bois d'un yin digne des Dieux.
ODES ITANAGBÉOR. .
Plut Tire âlors dans ma liendreife, Je fida é<aater met transports.
De mes ailes je le.caresse.
S'il me plaît de dormir > je dors
Sur sa lyre mélodieuse. ••••
Tu sais tout, adieu, laisse-moi;
Passant, je m'oublie avec toi ,
Et la corneille est moins jaseise*
. ODES D*AriACRÉON.
L'AMOUR DE CUi;.
\}n vcnoit de mettre eu vente Le plus joli des Amours ; Sons la nain la plus saTante Une cire obéissante ^voit formé ses contours.
Sa beauté soudain me tente ; Et m*approcliant du vendeur :
O grand artiste^ lui dis-je , Que ton art est enchanteur !
Combien vaut un tel prodige?
J*en ignore la valeur.
Car je n'en suis point l'auteur >
Dit avec 1 accent dorique
L*honnéte et simple; marduuid ;
Mais, au prix le plusmodique ,
Je voudrais de ma boulique
Chasser cet avide enfant.
— En ce cas , fen fais Templette,
£t l'emporte le fripon
Ta disgrâce est bien complète :
Je te tiens / Beair compagnon f Vite , d'une ardeur estrâme Embrase-moi tout entier i Ou tu vaà brfiîer toi-mèmc A l'instant dans mon foyer.
ODES D'ANAâtÉON.
sua L'EMPLOI DE LA VIEILLESSE.
Axàeaioa, te voilà vieux >
Me disent ces fiemmes cfiarmantes;
Suroeimroir jette les yeux :
Ib ne font plui ces beau eherenz Dont jadis les lx)udes flottantes Décoroient ton front gTaâeiix« — « Belles! en Tériti^ î'ignm Si ces cheveux ^e vous vantez Jl^existent plus ou sont encore j Ce que je sais bien , écoutez :
Cest qae» moins il lui reste à vivre» £t plus U convient qu'un vieillard Aux douces voluptés se livre Jusqa*ea moment de son d^fMort.
OPES lyANAGBÉON.
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