‹ Œuvres poétiquesChapitre 15 sur 54 · LX PAS8AM · texte numérisé non relu

LX PAS8AM

JD*ou viens-tti^ Colombe chavma#t^?

Où vas-tu , traversant les cieux?.

D*où Dait la ro^ëc odorante 0

Dont ton aile embunme ces lieux?

Dans ces parfums ^ui t*a baigiiée?

hà. COLOMBE.

Je suis du tendra Ap^ci4o« '> La messagère foftuAie^ Par Y^i|s (ui fus dmaée

Pour le pajfcr d'uue diauaou.

\ ODES D'ANACRÉON

A Fenfant que son cœur préfère j À Bathyle qui wons ses lois PouRoit ranger toute la terre.^ Je porte y docile et légère , Le joli billet que ta Tois ; Et c*e8t là ma tâche ordinaire.

Mon mattre ( admire sa bonté) , Si je remplis bien non message ^ 0'em me donner ma liberté; Mais j'aime mieux mon doux servage.

Oà seroit pour moi l'ayantagc De m'^arer dans les forêts , De m*abattre sous le feuillage ,

TwoaféÈtt à peine pour tout mets Quelque graine amère ^ sauvage?

Tous les joiurs , dans d*aimables jeux.

Des mains d'âneeréon qui mTome J'enlève un pam délieieux t Puis , dans sa coupe , avec lui-même.

Je bois d'un yin digne des Dieux.

ODES ITANAGBÉOR. .

Plut Tire âlors dans ma liendreife, Je fida é<aater met transports.

De mes ailes je le.caresse.

S'il me plaît de dormir > je dors

Sur sa lyre mélodieuse. ••••

Tu sais tout, adieu, laisse-moi;

Passant, je m'oublie avec toi ,

Et la corneille est moins jaseise*

. ODES D*AriACRÉON.

L'AMOUR DE CUi;.

\}n vcnoit de mettre eu vente Le plus joli des Amours ; Sons la nain la plus saTante Une cire obéissante ^voit formé ses contours.

Sa beauté soudain me tente ; Et m*approcliant du vendeur :

O grand artiste^ lui dis-je , Que ton art est enchanteur !

Combien vaut un tel prodige?

J*en ignore la valeur.

Car je n'en suis point l'auteur >

Dit avec 1 accent dorique

L*honnéte et simple; marduuid ;

Mais, au prix le plusmodique ,

Je voudrais de ma boulique

Chasser cet avide enfant.

— En ce cas , fen fais Templette,

£t l'emporte le fripon

Ta disgrâce est bien complète :

Je te tiens / Beair compagnon f Vite , d'une ardeur estrâme Embrase-moi tout entier i Ou tu vaà brfiîer toi-mèmc A l'instant dans mon foyer.

ODES D'ANAâtÉON.

sua L'EMPLOI DE LA VIEILLESSE.

Axàeaioa, te voilà vieux >

Me disent ces fiemmes cfiarmantes;

Suroeimroir jette les yeux :

Ib ne font plui ces beau eherenz Dont jadis les lx)udes flottantes Décoroient ton front gTaâeiix« — « Belles! en Tériti^ î'ignm Si ces cheveux ^e vous vantez Jl^existent plus ou sont encore j Ce que je sais bien , écoutez :

Cest qae» moins il lui reste à vivre» £t plus U convient qu'un vieillard Aux douces voluptés se livre Jusqa*ea moment de son d^fMort.

OPES lyANAGBÉON.

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