PORTRAIT DE BATHYLE
mon Bathyle y ô peintre ingénient I Fais le portrait j et > d'ane main fidèle > Suis mon récit : car un si beau modèle ^ Pour mon malheur^ est absent de ces lieux.
Humide encor de parfums précienz^ Sa chevelure « aussi douce que fine « Par son éclat doit éblouir les yeux.
Que de Fébène , à sa tendre racine , Elle ait d*abord la brillante couleur ; Puis> par degrés > dans l'or qui les termine De ses rameaux fais p&lir la noirceur.
ao8 ODES I> ANACRÉON.
Dispose-les en boucles ondoyantes 4 Et, confiant au zéphire léger De leurs anneaux les formes caressantes , Seuls , au hasard , laisse4es s'arranger.
Moins éclatant est le serpent flexible »
Lorsqu'il s*anime aux feux brûlants du jour , Que le sourcil dont la courbe insensible Doit de son front suivre Theureux contour.
Que son œil noir lance un regard sévère Où, du dieu Mars étincelle Tardeur^ Mais que Vénus, par un effet contraire , A ce regard mêle tant de douceur Que 9 si d*abord on en craint la colère^ D'espoir MentAt il embrase le cœur. « Qu'un fin duvet, de sa joue arrondie Eende plus doux Tincarnat enchanteur :
Des feux légers d'uDC aimable pudeur.
Si tu le peux , fais qu*elle soit rougie.
Quant à la bouche , attends... en vérité , Je ne sais trop comment la bien décrire :
ODSS D'AIiACBÉON.
A fratcheur unis la volupté ; Méie à ces doua vm éloquent aburire :
Im tu dois à tel point exceller , Qa*en son silence elle semble parler.
Que y d'Adomi > son ool d'hoife effiuye Le col bnUant de blancheor ^de pAee.
A toua les Dieux faisant d'beureus larcins , De ce Mercure imite-moi les mains ; Emprunte eneor aa poitrine cfaannanle.
Prends à PoUux ces traita nerveux et fins« Exprime ici la moUem attrayante, Uaspect plus doux > les traits plus incertains De ce Baocbua dont la grÀce m'encbante.
Qu*un si beau corps d'où partent mille feux , Des feux vainqueurs (£ui consument les iimcs > Par plus d'an signe annonce Tâge beureux Où de Vénus on sent déjà les ilammes.
Cest un malbeur que ton art séduisant N*ait le pouvoir de faire aussi paroitre D'un dos parûût Talbàtre éblouissant :
ÔBES D'ANAGRÉOjï.
C'est ce qu il a de plus charmant péui-étm
Dirai- je encor ses pieds si délicats?
Non : prends plutôt le prix que tu youdiras^ Et retouchant (là chose est bieii ^uoîle 'r , Cet Apollon , de lai fais un Batbyle^ - ? Puis de Samos , consacrée à Junon y • Si y quelque jour , tu Toislê beatt rivage ^ Mets à proût ce fortuné Toyag^i:r/ Et de Batbyle alors f§is ApoUon* >i^«4<<^ >^^ . -'^
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