L'AMOUR CAPTIF
Xi ES chastes Sœurs ayant surpris un jour^
Je ne sais où , le pauvre Amour, A la fieauté livrèrent en servage
Leur prisonnier, dans des liey de fleurs.
Or, maintenant, sa mère tout en pleurs Le cherche , et , pour tirer son enfant d'esclavage ,
Porte avec elle une honnête rançon.
La pauvre mère ! hélas ! sa recherche est hien vainc : ' Eût-il sa liberté, le petit compagnon , Se trouve bien de sa prison , Et ne veut point quitter sa chaîne.
ODES D ANAC^ON.
SES FUREUaS.
teu boire en rhonnear des Dieux
C'est le seuX bonheur où j'aspire :
Dans ce nectar délicieujt . . • Je veux, A^ipes amis, )e yeux .
Puiser un ravissant délire.
Autrefois Oreste , Akméon , Ces deux parricides impies ^ $008 le louet sanglant des Furies Perdirent leur triste raison :
Pour moi , qui n'immolai personne y J^invoque le Dieu des buveurs , Et y sans remords , je m'abandoiïnc A de moins tragiques fureurs.
ODES D'AKACBSQN.
D* Alcmène le fils redoutable , Dans Taccès qui vint le saisir , Dlphitus faisoit retentir L'arc et le carquois effroyable \ A)aXf ceterrtUe guerrier.
Tourmenté par une £uménide > Âgitoit son noir bouclier »
Et d*IIector l'ép^ homicide :
Pour glaive ou lancef^ dans mes jeux i Saisissant ma coupe ou ma lyre , Jeveux^ A mes amis , je veux Puiser un ravissant délire Dau^ ce nectar délicieux*
ûi4 ODES D'ANACREON.
xxxu.