SUR LE NOMBRE DE SES AMOURS
■' • ■ .t' -r-y. Vif '
I)ii8 arbres qu'embelUt le Prmtenq^^giQld^^ PeujL-tu compter le nombre, et lies i^^'^iSi^ffkJs^^^ Compterois-tu les Ûots qu^un yent çapdçieux^'j: ^ •* Soulève follement sur les mers indoeiks?.. . '
Si tu pAuL faire un tel effort^ " ^ De compter mes amours toi seul aur^ }a gloire :
Dans rheureuse Athènes , d'abord '
Mets vingt amours, puis quinze eneor ; Ce compte est juste, et j'ai bonne mémoire.
A Corinthe, chère à Cypris, Mets des essdms d'amours , des amoun iimombraUes : Tu sais qu'en ce pays les femmes sont aimables , Et que de la beauté nous leur donnons le pri^L.
ODES D'ANACRÉON. a
Dans Rhodes» dans Lesbos ^ dans la hche Carie , Aux bords voluptueux de la molle lonie ,
Je compte au moins deur mille amours.
— Est-ce tout ? — Non ^ écris toujours :
T'ai-je dit mes amours aux plaines de Syrie ,
Ceux dont Canope a yu le cour»? - De la Crète ai-je dit les rivages fertiles?
La Crète 1 doux pays , séjour des vrais amants » Dont le ûls de Vénus \isite les cent villes , Célébrant en tous lieux m mystères dmfmani£ Quant à tous ces amours qui de mon Ame avide ' Ont rempli les désirs sans cesse renaissants , Aux rives de Plndus^, lou» le ciel des Persans, •
£ipar-ddà les colomm d'Aleide, ^ Irai-je à les compter perdre avec toi mom tesop ?
ai6 ODES D'ANAGRÉOM.
LA NXGUÉË D'AMOURS.
Tu viexM moir jaoa deux, pay» s L*été , ta fait ton nid | Thiver , k tire d'aile > Tu Yolet nM i^lNHrds d«lft ticiw^Ueiiiffaia Attendre la saimi d'an nouvel Igménée:
Las ! dans mon cceur» tant que dure Tannée >
Vaiué de ces petits , à son aile novice
Ose déjà se confier ^
De sa coquille , le dernier N'a point encor rompu le fragile édifice ; L'autre, «de sa prison est sorti presque entier.
OJm VAtiAGfiÉQS. ai; Ans bords du nid» la bruyante fiuniDe Se presse , s agi te ^ sautille :
* Par les plus grands les moindres sont nourris. Leur nourriture à peine est achevée , Qu'aussitôt nhaimn< d"&^^ élÀfnmwjMm jolis Fait à son tour une couvée.
Leur nombre augmente tous les jours :
Que fiûre ? bien grande esT ma peiné; . Car Tentreprise seroit vaine ^ ' ' ^e.Yqplo|fd« iimiceBa¥ ar^^ tant d'Amours.
31 8 ODES I>'ANACRËON. '
xxxiy.
iA- UNE JEUNE FILLE.
ÎHs me fais pas,. Beauté fière et laofage*^.
Mes cheveux » il est vrai , SQiit blaiu^^^l^tfc||||ip{
Et de Taimable fleur des ans 'Ot ' ' ^ Les charmantes eouleoisbrilleiit sur teà visage t
Fille ingrate l est^-œ assez pour dédaigner W Kl Iéi i K ? Dans les fleurs q^*en festons ta belle jp^i^.Qfij^, Ne vois-tu pas souvent que , par un choix heureux » La fose aa lis se marie avec gfftce?
ODES VASACtÉOS.
xxxy.
SUR UJN TABLEAU.
HsGAKDK ce taureau : lais-tu bieiif jeune enfant j
Qu en lui tu vois le Dieu <}ui lance le tonnerre ?
wm
Des beautés de Sidon elle a le caractère.
De ses pieds vigoureux il fend les flots amers : Ëh! quel autre taureau , quittant les pâturages ^ Osa jamais braver les yents et les orages , £t traverser ainsi l'immensité des mers?
aao * OPBS D'AXACUtoH.