‹ Œuvres poétiquesChapitre 49 sur 54 · SUA LA RESTAURATION · texte numérisé non relu

SUA LA RESTAURATION

Mais , parmi leurs tendres hominages , Couvert de sinistres nuages »

Se penchoit mon front attristé \ Le regard fixé vers la tem > J'errois^ pensif et solitaire »

A travers ce peuple enchanté.

« Suis-je obsédé de vâinÀ {Mrestiges ? i> Croirai-ie , hélas ! ce que je vois ?

» Quels sont, disois-je » ces prodiges I» Qu*ofire «ncoir le palais des rois?

j» Quoil de la race auguste et sainte » Les héritiers ^ ^s son encante ,

I» Et , conservant sa même audace , ï> Le méchant demeure à la plaee » D*oà son pied fouloit leurs enfants !

» Lâches ministres d'une idole » Qui fut Peftoi des nations »

3i6 ' ODE-

» L'astre dot^ Taspect nous console » Vont doit41 ses premien rayon»-?- » Hier encor, tsoi^ parfiirey' » Je (e vis prodiguant rinjurer » Au roi que tasers aujourdliut:' » Et déjàt iuperbe et fcriUante , » Ainsi qu*ane garde insolente »

» Tu nous repousses loin de lui!

» Qui t*a ûdtleur dernier refuge, » O Boi, notre espoir , notre amoar?' » Geuji qui craignoient en toi leur juge, » Comment composentrils ta cour?

» Tout rnnivers ebnnolt.lenra crimes: » Nosfilf ont été leurs 'victimes; n Nos biens ont formé leurs trésors, • » Cest pour avoir suivi ta voie » Que nos douilles sont leur proie»

» Que nos fils innocents sont morU. •

SUA LA AESTAUBATION.

» Sur des mers ea ëeueib Sieonàe», }} Ils voguoient j toujours sûrs du port » Sont leur nef se cDnrboiettl les ondes » Leur ToUe ëtoit de pourpre et d'or.

» Cependant le ciel^ sur nos têtes, » Ne rassemUoit que des tempêtes; I» Il nous rassasioit de pleurs : * » Et leur joie impie» exécrable, - » Nous rendoit plus insupportable - » Le fiurdean de tant de douleurs. •

1» Faut-il done leur céder eneore » Le juste prix qui nous est du ?•«• » Toi , qui me perds > et que j'adore , » Qn*eB-tn done , stérile vertn ?

j» Malheur à l'insensé qui t*aime!...

» Va, je t'abjure... » A ce blasphème , M'enTÎKonnant d'un saint eflfroi»

De rÉtemel la voix terrible ,

3i8 Obfi

Du sein d'ane niie invisible.

Descendit ainsi jusqu'à moi.

« Mortel , l'arbitre de la terre

» T admet-il aux: couseils des deux ?

» Tons les trésors de sa eolérè

» Les a-t-il ouverts à tes yens?

n Présomptueuse créature ,

» Vit-on jamais la nuit obaenre

i> Du jour raconter la clarté;

3» Et jamais le vase indocile ,

)i Sous la main (jui pétrit l'argile ,

» S*estpil follement révolté?

i> Abaisse ta raison trop prompte » Sous dimpénétrables desseins;

. » Le Seigneur ne rendra point compte 3» Devant l'ouvrage de ses mains ^

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