SUR LÂ RESTAURATION
Mais sa clémence paterndle Dans la route où ton pied chancelle Veut aujourd'hui te soutenir :
Va donc» et > publiant sa gloire* Confie aux cœurs qui savent croire Les grands secrets de Tavenir. »
Il dit ; par nn nouvoMi mirade , Soudain d'immortelles clartés Découvrent un affreux, spectacle ^ A mes regards épouvantés.
Alors je connus les misères , Le ti'ouble , les douleurs amères De tant de scélérats heureux ; Je vis le remords implacable , La peur , furie infatigable , Les soucis rongeurs antour i^'eux.
Sous la main de la Providence , Comme un vil troupeau rassembles,
Us se perdoient par la clémence*^
Dont on les avait aocaUés ; •
De rétat les doits^ les lai^esses , •
Des rois les serments , les caresses , •
Toat leur est piège et tiahison ; ^
Tel, sous les fleurs f l'ingiat reptile^ •
Trouvant un généreux asile»
Change leurs parfums en poison.
A leurs forfaits impardonnables • Le pardon vient d'être juré :
Pour des forfaits plus détestables Us ont déjà tout préparé* • Ainsi donc d'abime en abîme IiO ciel vengenr pousse le crime.
Le rend l'artisan de ses maux; Dans sa route fitusse , incertaine , Il court : Imévitable peine L'atteint de ses pieds inégaux.
SUA LA B£STAUfiATI01^.
En vain le bourreau de 1» France A leurs vainqueurs les a livrés ; Dans son exil vit l'espérance De tous ces cœurs désespérés.
Là , par mille secrets passages »
Se glissent d'iiorribles messages , S'ourdit un pacte ténébreux ; Far d'innombrables artifices Un peuple entier d'obscurs complices En serre les funestes noeuds.
Où Tont ces farouches cohortes?
Soldats ! quoi ! tos glaives levés ^ Du palais menacent les portes!...
Ingrats! ce Roi vous a sauvés j U reçut vos serments , perfides !...
Hélas I sous leurs coups parricides - Tombe encor le trône , abîmé | Aux clameurs d'une armée entière
3aa .Ot)Ê
Le tyran sort de la poussière : ' .
Le dernier crime csl consoimidaé*
Triomphe > troupe forcenée i Ris du ciel , fatigue le sort ; Triomphe : Tfitihïpe indignée Te répond par des cris de mort- Ton faux honneur Favoit déçue } Le bandeau qtti éotevitnt iùL Vue Vient d'être arraché par ta main Tu Yàs enûn , race insolente , Acquitter la dette sanglante Que rédamôit le Retire humain.
Jamais plus ardente colère Ne souleva les nations ;
Jamais ne se couvrit la terre
D'aussi nombreuses Icgions.