‹ Œuvres poétiquesChapitre 50 sur 54 · SUR LÂ RESTAURATION · texte numérisé non relu

SUR LÂ RESTAURATION

Mais sa clémence paterndle Dans la route où ton pied chancelle Veut aujourd'hui te soutenir :

Va donc» et > publiant sa gloire* Confie aux cœurs qui savent croire Les grands secrets de Tavenir. »

Il dit ; par nn nouvoMi mirade , Soudain d'immortelles clartés Découvrent un affreux, spectacle ^ A mes regards épouvantés.

Alors je connus les misères , Le ti'ouble , les douleurs amères De tant de scélérats heureux ; Je vis le remords implacable , La peur , furie infatigable , Les soucis rongeurs antour i^'eux.

Sous la main de la Providence , Comme un vil troupeau rassembles,

Us se perdoient par la clémence*^

Dont on les avait aocaUés ; •

De rétat les doits^ les lai^esses , •

Des rois les serments , les caresses , •

Toat leur est piège et tiahison ; ^

Tel, sous les fleurs f l'ingiat reptile^ •

Trouvant un généreux asile»

Change leurs parfums en poison.

A leurs forfaits impardonnables • Le pardon vient d'être juré :

Pour des forfaits plus détestables Us ont déjà tout préparé* • Ainsi donc d'abime en abîme IiO ciel vengenr pousse le crime.

Le rend l'artisan de ses maux; Dans sa route fitusse , incertaine , Il court : Imévitable peine L'atteint de ses pieds inégaux.

SUA LA B£STAUfiATI01^.

En vain le bourreau de 1» France A leurs vainqueurs les a livrés ; Dans son exil vit l'espérance De tous ces cœurs désespérés.

Là , par mille secrets passages »

Se glissent d'iiorribles messages , S'ourdit un pacte ténébreux ; Far d'innombrables artifices Un peuple entier d'obscurs complices En serre les funestes noeuds.

Où Tont ces farouches cohortes?

Soldats ! quoi ! tos glaives levés ^ Du palais menacent les portes!...

Ingrats! ce Roi vous a sauvés j U reçut vos serments , perfides !...

Hélas I sous leurs coups parricides - Tombe encor le trône , abîmé | Aux clameurs d'une armée entière

3aa .Ot)Ê

Le tyran sort de la poussière : ' .

Le dernier crime csl consoimidaé*

Triomphe > troupe forcenée i Ris du ciel , fatigue le sort ; Triomphe : Tfitihïpe indignée Te répond par des cris de mort- Ton faux honneur Favoit déçue } Le bandeau qtti éotevitnt iùL Vue Vient d'être arraché par ta main Tu Yàs enûn , race insolente , Acquitter la dette sanglante Que rédamôit le Retire humain.

Jamais plus ardente colère Ne souleva les nations ;

Jamais ne se couvrit la terre

D'aussi nombreuses Icgions.

Page 1