EPITAPHE DE M^ DE VILLERON
Celle qui dort icy fut richement parée De toutes les vertus qu'on impetre des cieux, Aussi son ame au ciel s'est-elle retirée Quand la mort s'est permis de luy clorre les yeux.
Nul amour que diuin ne l'a iamais rauie : Bien viure et bien mourir fut son plus grand soucy ; Et peut-on iustement tesmoigner de sa vie, Que pour mourir heureuse il falloit viure ainsi ^
Nous pleurerions sa mort de mille et mille plaintes, S'il nous estoit permis de plorer son bon-heur : Mais elle estant au ciel entre les âmes saintes, Nos pleurs luy feroient tort en luy faisant honneur.
rut en 1654. Son corps fut enterré dans l'église de Rochefort, son cœur dans l'église des Récollets, de Nantes. — C'est peut-être là qu'avait été pareillement conservé celui de son épouse.
1. Nui amour que divin ne l'a jamais ravie, etc. Cette strophe est bien venue*
208 ŒVVRES POÉTIQVES DE M. BERTAVT.