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Durant de la Bergerie, Ses œuvres poétiques. Paris

Abel l'Angelier, 1604, petit in-S». Ode VI du livre II. Né à Clermont ; contemporain et compatriote du poète latin Jean Bonnefons, ami du jurisconsulte Jean Mornac, il fut avocat au Parlement de Paris et poète à ses heures de loisir. Son nom reste attaché à la Satire Ménippée. C'est là son meilleur titre contre l'oubli. (Cf. Goujet, XIV, 229 et ss.)

Introduction biographiqjje. xlvii

Tu as ta plume coupée Des ailes de Cupidon :

Et ton encre fut trempée Des pleurs versez pour Adon.

Ta Muse, en amours heureuse, Rendroit la haine amoureuse :

Tes vers, doux et amoureux, Rendroient le malheur heureux.

Amour t'a donné des charmes, Dont le moindre est trop puissant Pour rendre Mars languissant Et luy arracher ses armes ^

Cependant Bertaut continue sa vie d'homme de cour. Il composera encore çàet là des vers d'amour ou fera Téloge d'un grand seigneur, tel celui du marquis de Rosny (entre 1602 et 160^), qui fut plus tard duc de Sully et auquel notre poète parle de son duché (1606) :

Assez vous ont acquis de quoy viure en l'histoire Les monts de ce duché superbement bossu Où maint sage dessein par vous mesme tissu Nous a donné la paix non moins que la victoire.

Ayant toujours la plume facile, volontiers il la reprend pour rimer une courte pièce, une épigramme, un sonnet, une épitaphe^. Mais son œuvre poétique est à peu près terminée ; son frère, Pierre Bertaut, publie en 1602 le Recueil de quelques vers amoureux, et, en 160^^ Abel l'Angelier réédite, en l'augmentant, le recueil de 1601.

Durant tout ce temps, le poète, digne aumônier de la Reine, prononce des sermons dont un

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