‹ Œuvres poétiquesChapitre 21 sur 226 · I. Op. cit., fol · texte numérisé non relu

I. Op. cit., fol

2 Celle de Passerat, en 1602; celle de Catherine de Bourbon, en 1604.

XLViii Introduction biographiqjje.

certain nombre nous ont été conservés ^ Il va toucher au but de sa carrière ecclésiastique; le 2 mars 1606, Claude de Morenne, évêque de Séez, meurt, et Bertaut le remplace^. Mais la dignité dont il venait d'être revêtu ne rendit passa muse plus grave.

En 1607, à l'occasion du baptême du Dauphin, Bertaut se signala par un poème intitulé Pannarette ou Fantaisie sur les céréhionies du Baptême de Monseigneur le Dauphin; pendant les fêtes brillantes qui furent, à cette occasion, données au château de Fontainebleau^, il composa maint cartel, mainte « mascarade». Et voilà le nouvel évêque de Séez passé librettiste et metteur en scène, pour parler le langage moderne.

Il est probable qu'à partir de ce moment il partagea son temps entre la cour et l'évêché de Séez.

Il semble qu'il ait eu quelques embarras pécuniaires, si nous en croyons une lettre autographe écrite à Du Perron, à Rome, pour qu'il intercède auprès de ceux « à qui il croira que ce sera besoing d'en parler » . Il s'agit de dettes à payer ; le ton de la lettre est fort humble : « J'apprins avant hyer de monsieur le « nonce que monseigneur le cardinal Borghese « luy venoit d'escrire et l'assurer, entre autres

1. Sermons sur les principales fêtes de l'année. Paris, 161 3, in-i6. Voir Bibliographie.

2. Claude de Morenne était ami et contemporain de Bertaut. (Voir Goujet, XIV, pp. 48 et ss., et la Biographie en tête des poésies de Claude Morenne publiées par L. Duhamel. Caen, 1864, in- 12.) — Cette date de 1607 nous est confirmée par un texte de la Neustria pia. '•

Introduction biographiqjje. xlix

« choses, que pour ce qui concerne mon fait, « on auroit eu particulier égard à la recom- (( mandation de la reyne... Nous sommes (( in patria reductUy où les annates se réduisent (( ordinairement à la moitié de leur taxe », dit-il, et il exprime le vœu que « douze mille (( francs ou environ l'acquittassent de tout et « envers tous * » .

Malgré les petits tracas de sa dignité, ce dut être pour lui une période paisible que les trois années de 1607 à 16 10. Mais le 14 mai 16 10, Ravaillac poignarde le Roi, et Bertaut, si nous en croyons son frère, « en éprouva « une douleur si grande qu'il eust volontiers c( imité les fidelles serviteurs des anciens roys (( de Perse, qui celebroient avec leur mort les « obsèques de leur prince^.. ».

Il composa un discours funèbre^ qui ne fut jamais prononcé. Il le publia en 16 10, ne voulant pas sembler ingrat en laissant ignorer « ceste dolente petite image de sa dévotion ». Ses derniers vers furent sans doute le sonnet sur la mort du grand roy Henry IV et les stances sur la mort du feu Roy^.

Privé de ce protecteur, sentant venir les fatigues de l'âge et aspirant au repos, Bertaut se

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