LE LIBRAIRE AV LECTEVR
Lecteur, ie n'ay peu souffrir que les inimitables poésies peu à peu se perdissent, comme l'ingratitude des vns, et la négligence des autres les sembloient menacer. Il est vray qu'elles ont esté plusieurs fois imprimées par pièces, non seulement dedans les deux volumes des délices de la Poésie, mais aussi dedans diuers autres recueils : toutesfois c'estoit auec tant de changement et tant de corruption, et d'ailleurs auec si peu de chose au prix de la pièce entière, que cela n'eust pas empesché qu'elles n'eussent esté perdues. le les ay donc^ lecteur, recueillies toutes ensemble, auec la dernière main de j'autheur, et le Panarette, les Stances et Sonnet sur la Mort du feu Roy. Admire les efforts d'vn si grand iugement, et aduoùe que tu m'as quelque sorte d'obligation.
Adieu.
IN OPERA CLARISSIMI
AC SPECTATISSIMI VIRI lOANNIS BERTALDI