PAR MONSIEVR BERTAUT
uoy les dieux qu'adoroit Cassandre N'esteindroient point les feux Grégeois?
Virgile en remua la cendre, Bertaut l'allume vne autre fois.
Doncques destin impitoyable Tes Arrests ne portent sinon Que pour le conseruer durable Tousiours doit renaistre vn Sinon,
Dedans le cayer de ta rage Du sang des Troyens tout taché As tu escrit que d'âge en âge Leur sort leur sera reproché?
Si c'est pour buriner la honte Au front de leurs fils indomptez.
Destin, ton courroux se mesconte, Puis que seul tu les a domptez.
Tes loix mesme au ciel redoutées Seules vainquirent leur valeur.
Le fer des armes rebutées Ne trencha que sur leur malheur.
Aussi lors que Rome ou la France Fouille au sein des Troyens vaincus, Cest pour en tirer la naissance Du los d'Iiile ou de Francus.
Or que Bertaut ce feu rallume Du vent de sa bouche de miel Et des doux Zephirs de sa plume La cendre en vole dans le ciel.
Sur les lauriers de ta victoire Que les Grecs n'ont peu mériter II dresse vn autel à la gloire De ceux qui n'ont peu l'éuiter.
Et sur le tombeau des murailles Vantées l'ouurage des dieux Faict de superbes funérailles A l'empire de nos ayeux.
Renovard.