‹ Œuvres poétiquesChapitre 34 sur 168 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

Qu'à feiDclre si long-temps vous paissiez vous forcer. Les dieux me sont témoins qu'à vous plaire bornée Mon ame à tout son sort s'étoit abandonnée.

Mais si quelque foiblesse ayoit pu m'alarmer, Si de tous ses efforts mon cœur a dû s'armer, Ne croyez point, seigneur, qu'auteur de mes alarmes , Phamace m'ait jamais coûté les moindres larmes. Ce fils victorieux que vous favorisez , Cette vivante image en qui vous vous plaisez, Cet enpemi de Rome, et cet autre vous-même.

Enfin ce Xipharès que vous voulez que j'aime...

MITHRIDATE

VousTaimeE?

' Si le sort ne m'eût donnée à vous , Mon bonheur dépendoit de l'avoir pour époux.

Avant que votre amour m'eût envoyé ce gage , Nous nous aimions. . . Seigneur, vous changez de visage!

MITHRIDATE

Non , madame. Il suffit. Je vais vous l'envoyer. Allez t le temps est cher, il le faut employer. Je vois qu'à m'obéir vous êtes disposée :

Je suis content.

MONIME, en s'en allant.

O ciel ! me serois-je abusée?

64 MITHRIDATE

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