‹ Œuvres poétiquesChapitre 37 sur 168 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

MOMIME.

Autant que je le puis , je cède à tes raisoDS ; Elles calment un peu Tennui qui me dévore.

Mais pourtant Xipharès ne paroit point encore.

VHOEDIME.

Vaine erreur des amants, qui, pleins de leurs désirs, Voudroient que tout cédât an soin de leurs plaisirs ! Qui, prêts à s'irriter contre le moindre obstacle...

MONIME

Ma Phœdime , eh ! qui peut concevoir ce miracle? Après deux ans d'ennuis , dont tmsais tout le poids , Quoi ! je puis respirer pour la première fois ! Quoi ! cher prince, avec toi je me verrois unie ! Et loin que ma tendresse eût exposé ta \ie, Tu verrois ton devoir, je verrois ma vertu , Approuver un amour si long-temps combattu !

Je pourrois tous les jours t assurer que je t'aime! Que ne viens -tu?

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