‹ Œuvres poétiquesChapitre 72 sur 168 · IPHIGÉNIE, ÉRIPHILE, DORIS · texte numérisé non relu

IPHIGÉNIE, ÉRIPHILE, DORIS

IPHIGÉNIE

De cet accueil que dois-je soupçonner?

D'une secrète horreor je me sens frissonner : Je crains, malgré moi-même, un malheur que j'ignore. Justes dieux ! vous savez pour qui je vous implore !

ÉRIPHILE

Quoi ! parmi tous les soins qui doivent l'accabler. Quelque froid^r suffît pour voi^s faire trembler ! Hélas ! à quels soupirs suis-je donc condamnée , Moi qui , de mes parents toujours abandonnée , Étrangère par-iout, n'ai pas, même en naissant. Peut-être reçu d'eux un regard caressant!

Du moins , si vos respects sont rejelés d'un père , Vous en pouvez gémir dans le sein d'une mère ; Et, de quelque disgrâce enfin que vons pleuriez ,

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