‹ Œuvres poétiquesChapitre 99 sur 168 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

Est-ce donc être père? Ah ! toate ma raison Cède à la craauté de cette trahison.

Un prêtre , environné d'une foule cruelle , Portera sur ma fille une main criminelle , Déchirera son sein , et , d'un œil curieux , Dans son cœur palpitant consultera les dieux ! Et moi , qui l'amenai triomphante, adorée.

Je m'en retournerai seule et désespérée !

Je verrai les chemins encor tout parfumés Des fleurs dont sous ses pas on lesavoit semés ! Non , je ne l'aurai point amenée au supplice ,

Ou vous ferez aux Grecs un double sacrifice.

Ni crainte ni respect ne m'en peut détacher :

De mes bras tout sanglants il faudra l'arracher.

Aussi barbare époux qu'impitoyable père ,

Venez , si vous l'osez , la ravir à sa mère.

Et vous , rentrez , ma fille , et du moins à mes lois

Obéissez encor pour la dernière fois.

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