‹ Œuvres poétiquesChapitre 39 sur 62 · A UNE SIENNE AMIE · texte numérisé non relu

A UNE SIENNE AMIE

Vous ne devez, mon cœur, à chercher mettre peine La bague que du doigt vous laissasies couler Avant hier. Le destin l'a fait ainsi rouler De la fenestre en cour de hrouillis toute pleine.

Aussi vous vous monstriez à moy trop inhumaine, Des herbes du jardin en me voulant soûler Et d'une cotte-verte ainsi me consoler:

Voila comm' une faute un' autre faute ameine.

Cest fait, n'en parlez plus; un Dieu vous veut punir. Tel malheur vous devait, bien que tard, avenir, Signe que vostre amour n''auroiî persévérance.

Mais quoi! vous m'appelliez la cause du malheur^ Si la cause je suis d'une petite erreur. Telle qu'il vous plaira j'en fera) penitance.

SONETS 9^

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