SUR SON DEPART EN DAUPHINÉ
Si maintenir des roys la tremblante couronne
Par l'avis d'un conseil, suivant les camps meurtriers,
Faict porter sur le front des verdoians lauriers. Il faut qu'un verd laurier tout ton chef environne.
Dés ton printemps tu as ensuyvi la Bellonne, Comme un astre luisant sur les braves guerriers; Maintenant il te fauli aller voir les ouvriers De Mars, encoreuncoup,puisqu'ungrandroy l'ordonne.
Ciceron mérita ce beau titre d'honneur
D'estre appelle parant de son pays; tel heur,
Et plus grand, t'appartient : tu l'es d'un autre encore.
Comme sçait le Piedmont. Si seulement tes pas Tes enfans veulent suyvre, heureux ne faudront pas D'aller au ciel, séjour de celuy que j'adore.
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